
Cependant, prétendent ces mêmes responsables, d’autres patrons de presse seraient allés directement et de manière individuelle, négocier avec l’ARPT. Du coup, il y a clairement une trahison, pensent-ils.
Au nombre des membres de l’URTELGUI qui se disent victimes de cette trahison, on a Kallil Oularé, administrateur général de la radio privée, Djigui FM, qui, s’exprimant ce matin sur les ondes d’Espace FM, n’a nullement mâché ses mots. Dans un discours franc et direct, il a indiqué à l’intention des auditeurs que toutes les radios qui ne s’étaient pas vues fermées hier,, sont celles dont les propriétaires sont des « traitres ». S’estimant avoir été floué et de facto été présenté comme un des "rebelles" contre les décisions de l’ARPT, il en appelle même à une profonde restructuration de l’URTELGUI. Une réforme qui devrait selon lui aller jusqu’à en renouveler le bureau exécutif, de façon à y placer des hommes qui soient plus prédisposés aux négociations et au management collégial.
Ce coup de gueule, le président de l’Union des radios et télévisions libres
de Guinée (URTELGUI) en a été marqué. Boubacar Yacine Diallo qui était
particulièrement visé parce qu’étant, paradoxalement du nombre des patrons de
presse qui avaient payé une partie de leurs redevances, se défend tant bien que
mal. Il affirme que c’est après avoir constaté que beaucoup de radios avaient
payé leurs propres dûs, mais surtout après s’être plusieurs fois vu traité de
chef de file de l’aile dure des patrons de presse, qu’il a, d’une certaine façon
entériner l’option d’une négociation individuelle avec l’Autorité de régulation
des postes et télécommunications.
Mais il estime que si tous les propriétaires des médias privés n’avaient pu disposer de cette information, c’est justement parce que beaucoup d’entre eux choisissent souvent de se faire représenter aux différentes rencontres convoquées par l’URTELGUI. Outré par la défiance qui lui est ainsi publiquement faite, il achève son intervention par une boutade à travers laquelle, il souhaite à Kallil Oularé bonne chance au cas où celui-ci voudrait venir à la tête de l’Union. « Comme ça, elle se portera mieux », conclut-il, amer.
Sérénité obligeant, il ne serait pas surprenant que prochainement une rencontre de vérité ait lieu entre les différents acteurs de l’URTELGUI, pour que des points soient mis sur les i et que si nécessaire, certaines têtes tombent. Mais les négociations sont toujours possibles...
GCI suit pour vous.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















