PRESSE: La RTG refoulée à l’hôpital Donka

Ceux qui ont vu la scène dans le journal télévisé de 20 h 30, ce jeudi 4 juillet 2011, ont dû se marrer. Une équipe de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), partie en reportage à l’hôpital national Donka, a été empêchée d’accéder à l’enceinte dudit hôpital. Les services de sécurité postés à l’entrée de l'établissement ont opposé un niet catégorique à nos confrères. Attitude regrettable de la part des responsables du CHU de Donka qui, en se montrant méfiants vis-à-vis de la presse, accentuent davantage les soupçons sur la manière dont leurs services sont gérés... 16:40 5-8-2011

Cependant, on peut également déplorer le fait qu’au cours de l’altercation qu’ils ont eue avec les policiers en faction à l’entrée de Donka, nos confrères n’aient eu pour tout moyen de défense que de faire valoir "leur appartenance au service public". Comme si le refus de l’accès aux sources d’information, était acceptable vis-à-vis d’autres médias!?.

Regrettable et ridicule est le spectacle auquel certains patients de l’hôpital national Donka ont assisté, le jeudi 4 juillet à la rentrée du plus grand centre hospitalo-universitaire du pays.

En effet, ayant certainement appris que dans ledit établissement, l’eau et le courant électrique étaient des denrées de luxe, des confrères de la RTG, y ont été dépêchés afin de constater la chose de visu, et si possible, d’en rendre compte à l’opinion. C’était sans compter avec la volonté ferme des responsables d’imposer un véritable black-out sur toutes informations relatives aux conditions d’hygiène de l’établissement.

Aussitôt arrivée aux abords de l’hôpital, l’équipe de la RTG s’est heurtée à un solide barrage établi par quelques agents de police très déterminés.

 

Surpris, les journalistes font valoir leur appartenance au service public. Rien n’y fait. Le refus est catégorique. Montent alors des cris et des protestations de part et d’autre. Les patients qui le pouvaient et quelques visiteurs accourent,  pour ne pas se faire conter ce spectacle. Mais en définitive, malgré toute la volonté et les arguments de nos confrères, le service de sécurité ne revient pas sur sa décision.

Le cameraman n’a pu capter que d’instables images d’une petite partie de la cour de l’hôpital, qu’il a obtenues certainement par-delà la corde servant de barrière d’entrée.

Le comportement dont nos confrères ont fait les frais de la part des autorités de Donka est très regrettable. Regrettable et inintelligent à la fois. Car, ce n’est pas en refusant que les journalistes ne viennent s’informer sur le fonctionnement de l’hôpital que l’on réussira à se mettre à l’abri de la vérité. Au contraire, une telle attitude renforce les soupçons et prédispose à la culpabilité.

Par ailleurs, on se demande comment a-t-on pu se permettre une telle offense contre la liberté de la presse, pendant que la tension née de la précédente décision du CNC retombe à peine!

Toutefois, on peut se demander si nos confrères avaient eux-aussi suivi une procédure normale, en allant notamment se référer à la direction avant tout reportage. Cet aspect peut être envisagé dans la mesure où au cours de l’altercation, les forces de l’ordre n’auront eu cesse de demander à nos confrères d’aller rencontrer la direction. 

Mais aussi compatissant qu’on peut l’être avec les reporters de la RTG, il est dommage de leur part, qu’ils aient essayé de se défendre en invoquant leur appartenance au service public. Cet argument sous-entend que les responsables de Donka, auraient eu raison si les reporters avaient été d’un média non étatique.

Ce n’est jamais bien de faire montre d’un tel sectarisme. Entre médias, on doit tout simplement se serrer les coudes. Mais si au contraire, chacun pense qu’il peut prêcher pour sa chapelle, c’est l’ensemble de la profession qui en pâtira. Mais, si la bataille est menée de frontalement, c’est tout le monde qui en sort gagnant.  

Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info

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