
Madame Martine Condé se présente tout d’abord comme un ardent défenseur de la liberté de la presse. Une presse qu’elle assimile au quatrième pouvoir, dans la mesure où selon elle, sans la presse, les trois autres pouvoirs que sont l’exécutif, le judiciaire et le législatif ne sont pas connus du grand public. En ce qui concerne son institution, elle assigne fondamentalement à son mandat actuel le rôle de rendre davantage visible le CNC.
Une promotion qui serait d’autant plus nécessaire que ses 5 prédécesseurs n’y auraient pas suffisamment travaillé. Pour atteindre les objectifs qu’elle s’assigne, elle dit compter sur les apports des partenaires de la Guinée mais aussi sur l’investissement que le gouvernement guinéen fera nécessairement.
Au nombre de ses chantiers, elle a évoqué la question du monitoring des médias de la place. Cet aspect est d’autant plus nécessaire que la vocation première du CNC est bien la régulation des médias. Ce qui veut dire veiller au respect des règles d’éthique et de déontologie, dans le fonctionnement de ses médias. Ce qui suppose alors qu’on suive au jour le jour les programmes et les articles qui sont diffusés. D’où ce monitoring que Martine Condé souhaite que son institution soit en mesure de réaliser d’ici la tenue des législatives.
Elle s’est également prononcée sur la problématique HAC/CNC. Selon elle, certes, la loi sur la Haute Autorité de la Communication est promulguée, mais pour son entrée en vigueur, l’installation de la nouvelle Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle est nécessaire.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















