
Cette rencontre avec la presse nationale et internationale a permis à la MOEUA de décliner ses premiers constats préliminaires par rapport au déroulement de l’élection présidentielle du 11 octobre dernier en Guinée.
Le chef de la Mission d’observation de l’union Africaine a indiqué que pendant le processus électoral, un profond désaccord entre le gouvernement et les partis d’opposition, ainsi qu’une crise de confiance entre ces derniers et la CENI, a marqué l’environnement pré-électoral. De ce fait, il a également affirmé que la coordination des partis politiques de l’opposition reproche au gouvernement guinéen notamment :
· Le non-respect des délais prévus pour l’établissement et la révision des listes électorales par la CENI,
· Le non-respect par la CENI de l’article 68 du code électoral qui exige l’affichage de la liste des bureaux de vote 30 jours avant le scrutin ;
· L’existence d’un nombre importants de cartes électorales défectueuses, ainsi que le double impression de cartes.,
· Le non-respect de la procédure de désignation des assesseurs de bureaux de vote et des commissaires administratifs de centralisation,
· La violation du principe de neutralité de l’Administration (Locale, Centrale, Civile et militaire),
· La violation du principe d’égalité de traitement des candidats par les médias publics et par la haute Autorité de la communication (HAC). Et, l’utilisation des moyens de l’Etat par le RPG et son candidat pendant la campagne électorale.
Evoquant le cas de l’accord du 20 aout dernier, le conférencier a aussi noté que cet accord a renforcé celui du 03 juillet 2013, en ce sens qu’il a favorisé la mise en œuvre de toutes les recommandations faites par les missions électorales de l’Union Africaine, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union Européenne, lors de ces législatives de 2013. Cela a permis à l’opposition et à la majorité d’aplanir leurs différends, en vue de la tenue apaisée de l’élection du 11 octobre 2015.
‘’ Il convient de signaler d’une part que cet accord conclu entre le pouvoir et l’opposition a ouvert la voie pour la tenue du premier tour de l’élection présidentielle du 11 octobre 2015 et d’autre part a été une preuve de la bonne volonté des uns et des autres pour une élection crédible, inclusive et pacifique’’, a-t-il dit.
Pivi BILIVOGUI pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















