
Cette déclaration qui été faite par la secrétaire générale adjointe du parti, a passé en revue dans un premier temps, la gestion du quinquennat du parti au pouvoir, notamment en termes de bonne gouvernance, de résultats économiques, de justice et d'investissement dans les secteurs clés de l'économie nationale.
" Les promesses n’ont pas été tenues. Les Guinéens se sont davantage appauvris. L’insécurité s’est aggravée. Les compagnies minières sur lesquelles nous fondions nos espoirs de développement sont parties ou ont gelées partiellement leurs activités. La corruption, les tracasseries administratives, les expropriations ont battu des records. Tout cela à fait fuir les investisseurs. Le pays s’est appauvri, les Guinéens aussi ! La jeunesse désœuvrée et mal formée n’a pas de réelles perspectives d’avenir. Avec un fort taux de chômage, elle n’aspire qu’à l’exil. L’Etat ne consacre que 2.5% du PIB au secteur de l’enseignement, alors que les besoins en matière d’éducation sont immenses. Les objectifs de développement pour le millénaire préconisent d’affecter 15% du PIB'' a-t-elle entamé.
Poursuivant son intervention, elle a estimé que la justice n’est toujours pas indépendante et impartiale, et que les crimes non élucidés et les nombreux procès en cours contre l’État l’attestent, selon elle. Pour le secteur de l’agriculture elle dit que '' les objectifs d’autosuffisance alimentaire n’ont pas été atteint, malgré les moyens financiers mis en place, 30 millions de dollars’’ selon elle sont ainsi décaissés chaque année, depuis 5 ans sans résultats probants !
En matière de santé, elle déclare qu' ''il n’y a pas de réelle politique, les budgets alloués sont dérisoires 1.5% du PIB alors que nos voisins consacrent respectivement 5,7% en RCI, 5.5% en Guinée Bissau, 7.1% au Mali, 10% au Libéria, 11.8% en Sierra Léone. Le personnel n’est pas suffisamment formé, les hôpitaux sont sous-équipés, insalubres et livrent des services de piètre qualité. L’État attend tout de la communauté internationale. Le constat est flagrant'' d'après elle.
Sur le plan environnemental, qui est le fondement du parti, elle a jugé que la dégradation de l’environnement s’accentue dans les zones minières, ce qui pour elle, a pour conséquences la ''destruction massive de la végétation, la pollution et l’assèchement de nombreux cours d’eau''. Sur le plan de l'investissement notamment dans le secteur énergétique elle a qualifié par ailleurs le barrage de Kaléta '' d'une réelle avancée, mais la quantité d’électricité produite est infiniment insuffisante pour couvrir les besoins de la capitale. L’eau n’arrive pas dans les foyers à cause d’un réseau mal distribué. L’absence d’infrastructure freine le développement économique de la Guinée'' a t'elle estimé.
Concernant la création de richesses, elle a égrené quelques chiffres de la Banque mondiale ''Selon les données de la Banque Mondiale, la misère affecte plus de 55% de la population. Socialement, la condition de vie des citoyens se dégrade. Malgré les sommes importantes engagées, les résultats ne sont pas à la hauteur''. Que d’amateurisme ! Renchérit 'elle.
Pour finir son diagnostic, elle a incité les femmes à être au cœur de la construction de la nation guinéenne qui, d’après elle '' ne peut se faire sans la participation et l’émancipation des femmes guinéennes : les discriminations et les violences faites aux femmes doivent être condamnées et punies par la loi’’.
Quant à l'alternative, quelle propose pour inverser la tendance, elle a énuméré quelques grandes lignes du projet de société, qu'elle entend mettre en œuvre au cas où, elle est élue à l'issue de la présidentielle de 2015.
'' Soucieuse de votre bien-être, la Renaissance que je propose pour la Guinée est fondée sur l’établissement d’un véritable État de droit, en commençant par rétablir dans leurs droits, les personnes et les sociétés nationales et internationales. La relance de l’économie (agriculture mines, commerce, tourisme, Construction et l’urbanisme, développement des infrastructures. La forêt et la biodiversité, préservation et reboisement. L’éducation sera la réussite de notre jeunesse par la scolarisation de tous les enfants obligatoires de 6 à 16 ans avec une formation professionnelle adaptée aux besoins du pays. La promotion de la femme par l’alphabétisation, la participation des femmes à l’économie nationale et dans la vie politique la santé, avec un droit d’accès à la Santé pour tous", a entre autres décliné la présidente du PEG.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















