
Une manière pour les leaders de l’opposition à travers leur porte-parole d’alerter l’opinion nationale et internationale des éventuels risques de fraudes qui pourraient être glissées par le gouvernement guinéen, pendant la présidentielle de 2015.
M. Aboubacar Sylla a indiqué que cette opération de révision devrait servir à l’élaboration d’un fichier électoral crédible et inclusif, permettant à tous les citoyens en âge de voter, de se faire enregistrer pour pouvoir s’acquitter librement de leur devoir civique, est transformée en un véritable instrument de fraude électorale, au service de la confection d’un fichier taillé sur mesure pour une victoire indue du parti au pouvoir et de son président.
«L’opposition est effectivement informée de violations répétées des dispositions du code électoral, ainsi que de nombreuses manœuvres dilatoires destinées à retarder le démarrage des opérations de révision de plusieurs régions du pays’’, a-t-il déclaré.
Poursuivant ses propos, l’ex-ministre de la communication, Aboubacar Sylla a également souligné que les manquements et anomalies les plus couramment constatés dans le cadre des révisions électorales sont notamment :
- Des enrôlements massifs de jeunes mineurs dans les régions favorables au pouvoir allant jusqu’au recensement d’élèves du primaire spécialement sortis des classes à cet effet ;
- Des interruptions fréquentes et prolongées des opérations de révision dans les régions connues comme fiefs de l’opposition pour des prétextes de toutes sortes ;
- L’insuffisance ou la délivrance sélective des certificats de résidence exigés pour l’enrôlement dans les zones favorables à l’opposition ;
De ce fait, il a aussi laissé entendre que l’opposition condamne vivement ces obstructions volontairement créées pour empêcher l’enrôlement des citoyens guinéens résidant à l’extérieur et les priver ainsi de leur droit de vote.
‘’Ces pratiques illégales ne visent qu'à réduire les suffrages favorables à l'opposition, car on sait que, selon les statistiques tirées des résultats des dernières élections nationales, près de 75 pour cent d'entre eux votent traditionnellement pour elle’’ a-t-il conclu.
A signaler que le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a entamé des consultations auprès de la classe politique guinéenne. Hier lundi, par exemple, il était chez le leader de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré.
Léon KOLIE pour GCI
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