
Cette rencontre avec la presse a été une aubaine pour la présidente dudit parti pour exprimer son ras-le-bol face à l’opinion nationale et internationale concernant la caution des 800 millions Gnf, fixée par la CENI pour être candidat à la présidentielle de 2015 !
La présidente du Parti Guinéen pour le Progrès et le Développement (PGPD), Mme Yansané Bintou Touré a indiqué que ce montant exorbitant pour participer à la présidentielle du 11 octobre prochain, indigne à plus d’un titre le paysage politique guinéen. Selon elle, l’institution en charge d’organiser les élections en République de Guinéen devrait avoir la présence d’esprit de consulter dorénavant les partis politiques, avant de fixer un quelconque montant : ‘’ Pour ceux qui connaissent en Guinée, il y a des militants qui adhèrent aux partis politiques par conviction et d’autres par esprit mercantiliste, cela fait qu’il est difficile pour certains partis d’obtenir un budget important qui pourra leur permettre de s’acquitter des 800 millions de francs guinéens. Mais au-delà de la vision de la CENI, je vois le parti au pouvoir, le RPG du Pr Alpha Condé qui veut à tout prix avoir le monopole dans ce processus électoral ; ça, c’est très grave parce que je ne m’attendais pas à une telle attitude du chef de l’Etat ‘’, a tonné M. Yansané Bintou Touré.
La présidente du PGPG a aussi affirmé qu’elle défierait toute personne qui lui dira qu’un grand parti a eu son suffrage universel lors d’une élection présidentielle sans les petits partis. ‘’ Une manière pour vous dire qu’aucun parti ne doit être négligé dans n’importe quelle ’’, a-t-elle poursuivi.
Par rapport à la situation socio-économique du pays, elle a signalé que les manifs politiques qu’entreprennent souvent l’opposition dans les rues de Conakry, comme à l’intérieur du pays, ne sont pas une source d’intérêt pour la nation guinéenne, plutôt, elles contribuent à déchirer le tissu social. ‘’ Donc, je pense que le problème est que la mouvance et l’opposition doivent s’accepter. Faire des concessions pour aboutir un consensus électoral, question de préserver l’intérêt supérieur de la nation ‘’, a-t-elle conclu.
Momo SOUMAH pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















