
Pour autant, au regard de tout ce qu’investissent ses parents au compte de sa participation à l’internat, Alsény Touré, candidat au BEPC, ne pense pas que les professeurs se sacrifient suffisamment. C’est ainsi qu’il implore : « la seule chose que je peux souligner, c’est de dire aux professeurs de nous donner leur maximum pendant cette période de l’internat. Car si on a payé 100.000 GNF, c’est vraiment pour arriver en forme aux examens ». En tout cas, selon lui, c’est la seule chose qui pourrait permettre aux parents d’oublier la somme ainsi dépensée.
Du côté des professeurs, comme on pouvait s'y attendre, des plaintes, il y’ en a. « Ce qui est déplorable c’est que certains candidats n’ont pas du tout le niveau. Par ailleurs, les professeurs que nous sommes éprouvons quelques inquiétudes à nous déplacer la nuit car à l’occasion on s’expose à de gros risques », regrette ainsi Monsieur Amadou Damas Touré, professeur de physique au lycée Matam. Avant d’ajouter qu’en plus, « on nous paye toujours en tranches et là aussi avec un retard ».
De la part des organisateurs de ces internats, on assure réunir toutes les conditions. C’est du reste ce que Camara Daouda, Professeur de Français au Groupe Scolaire Hadja M’Ballou, dans la Commune de Matam, confie en substance : « On a réuni toutes les conditions nécessaires pour que les candidats se sentent à l’aise. Les filles sont à part, les garçons sont à part et dans chaque salle, la ventilation marche bien. On a un effectif de 600 élèves à présenter comme candidats, pour tous niveaux et options confondus ».
Selon lui, la programmation des différents professeurs est telle que, pour ce qui est de la phase nocturne, il y a un groupe de profs qui passe de 19 heures à 0 heure et un second qui officie de minuit à l’aube. Dans la journée, les révisions auraient lieu de 8 heures à 17 heures. Ce professeur de Français prend également le soin de préciser que sur les 100.000 GNF que verse chaque élève, « On paie 30 litres de gazole tous les jours et on assure la nourriture des professeurs qui sont en résidence ».
De la part des parents d’élèves, on estime que tout se passe bien et espère surtout que ces fameux internats aideront les enfants à obtenir leurs différents diplômes. Pour Kaba Conté, chef de quartier à Hermakonon et dont le fils est candidat au prochain bac unique : « Pour ce que je sache, tout se passe bien là-bas. En tout cas, sur la base des informations qui me sont parvenues, il n’y a pas encore de plaintes. J’en conclus qu’il n’y pas encore de mal. Naturellement, il n’a pas été évident de réunir les 100.000 GNF et tous les autres frais qui s’y ajoutaient. Mais il a bien fallu se débrouiller. Parce que je veux voir mon enfant réussir à son prochain bac unique... »
Cependant, il faut dire que malgré cette opinion plutôt rassurante, il arrive que les encadreurs de ces internats soient confrontés à des situations délicates et imprévisibles. C’est ainsi que notre reporter a été témoin d’une bagarre opposant deux candidates évoluant dans un internat situé dans la commune de Matam. Une situation inhérente à ce genre de regroupement que les encadreurs avaient réussi à gérer sans nécessairement faire intervenir les parents de l’une et de l’autre des "bagarreuses". Question d'humeur, de tempérament et surtout de stress...
Les examens nationaux prévus au mois de juin, commenceront par d’entrée en 7ème année dont les premières épreuves seront lancées le 7 juin prochain sur touts l’étendue du territoire nationale.
Ousmane Boni Sylla pour GuineeConakry.info




















