
L’obtention par l’opposition de l’annulation actée par la Ceni du chronogramme des élections locales, ne devrait pas permettre aussitôt à celle-ci de crier victoire, puisque l’annulation du calendrier des communales ne signifie pas leur tenue, ce que réclame fondamentalement l’opposition, avant l’échéance présidentielle !
L’acception de l’annulation du calendrier des locales par la mouvance présidentielle est presque un revirement à 360 degrés, quand on sait qu’elle ne voulait pas en entendre parler. L’opposition parviendra-t-elle, alors à faire reculer une nouvelle fois le camp présidentiel, en arrachant une nouvelle date de la tenue des communales dans les trois mois ? Ce n’est pas gagné d’avance.
Cela suppose un rétro pédalage présidentiel, dans la mesure où le président Condé avait déclaré de façon claire et nette aux USA et en France et partout en Guinée, que cette hypothèse n’était pas à l’ordre du jour. Cependant si le souci du pouvoir c’est d’éviter « juste » que la présidence ne se retrouve dans une situation d’anti constitutionalité, l’opposition peut espérer la tenue des élections locales dans les semaines qui suivent. Dans le cas échéant, le timing tournera en en faveur de la mouvance.
C’est une course contre la montre qu’est en train de mener l’opposition, car pour un premier temps, il faut déjà obtenir une date de la tenue des communales, ensuite régler les autres questions concernant la Ceni, pour enfin enclencher un processus électoral devant aboutir au renouvellement des élus communaux.
Pivi BILIVOGUI pour GCI
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