POST- EBOLA : pose de la première pierre de l’Institut Pasteur de Guinée

Le président guinéen Alpha Condé et le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault ont procédé ce vendredi 11 novembre, aux poses des premières pierres du Centre guinéen de recherche et de formation sur les maladies infectieuses (CERFIG) et de l’Institut Pasteur de Guinée, respectivement dans la cour de l’ancienne faculté des lettres et à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités dont le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Abdoulaye Yero Baldé, le recteur de l’Université Gamal, le représentant de l’IRD (l’institut de recherche pour le développement), le ministre en charge du partenariat public-privé kassory Fofana.

Financé par l’Agence française développement, le projet de construction d’un institut pasteur en Guinée remonte à avril 2013, lorsque la Guinée et l’IRD, basé en France,  ont signé  un protocole d’accord dont le but était de définir un cadre de coopération, de concertation, d’échanges d’information et de suivi d’activités de recherche.                                                                                                                                                  

Dans son allocution de circonstance le ministre de l’enseignement supérieur Abdoulaye Yero Baldé, a déclaré à l’entame de son propos que « le CERFIG s’intègre dans les actions post-Ébola à la fois, à un niveau individuel pour les guéris d’Ébola, mais aussi institutionnel. Le CERFIG aura une triple vocation qui sera : la prise en charge, la recherche et la  formation, d’où ce partenariat entre les universités de Conakry, de Montpellier, des instituts de recherche tels que l’IRD et l’Insern ».

Le bâtiment du CERFIG qui sera construit, selon le ministre, aura des salles de consultations pour les médecins, les sociologues, les travailleurs sociaux ainsi qu’une pharmacie et une salle pour les associations de malades. Au premier étage, se trouve une salle de formation, une salle informatique pour la gestion des données ainsi que les bureaux des chercheures et enseignants chercheurs. « Ce centre s’appuiera sur une jeune génération de Guinéens motivés, compétents et très impliqués » annonce-t-il.

Le ministre des affaires étrangères de France, Jean-Marc Ayrault a pour sa part précisé que les poses de ces premières pierres « s’inscrivent dans une coopération étroite et sincère entre la Guinée et la France et qu’il nous appartient aujourd’hui d’amplifier. Une coopération qui est en train d’être symbolisée par la pose de ces premières pierres du centre de formation et de recherche clinique et l’institut Pasteur de Guinée.

« Au moment du virus Ébola, la France était aux côtés de la Guinée avec des équipes sanitaires et des affaires étrangères, déployées à travers le pays. Depuis la fin de l'épidémie, la Guinée peut enfin se reconstruire et réparer les dommages causés par Ébola, mais également se prémunir contre toutes formes de résurgence. Dans cette phase cruciale, nous sommes toujours à vos côtés, le soutien de la France à la relance post-Ébola est aujourd’hui effectif » a affirmé le diplomate français.

«La création de l’Institut Pasteur de Guinée concrétise d’après lui, un des engagements du président de la république française, François Hollande en réponse à une demande formulée par le président guinéen Alpha Condé, au plus fort de l’épidémie. Cet engagement est donc tenu.», a fait remarquer le chef de la diplomatie française. Il espère que cet Institut permettra de répondre aux urgences, mais également participer à la formation, à l’accompagnement des scientifiques guinéens dans la prévention des épidémies.

Pour terminer, Il a  annoncé l'implantation d'un laboratoire dans l'Université Gamal, qui servira dans la formation et l’initiation des axes de recherche, et permettra d'accueillir des spécialistes et des chercheurs au service du public et notamment de prendre en charge et de suivre la charge virale des personnes guéries d’Ébola pour un suivi à longue durée.

Le président Alpha Condé qui a procédé avec le ministre français des affaires étrangères aux poses des premières pierres, a rappelé les ravages causés par l'épidémie à virus Ébola. Ce qui a amené le gouvernement à consacrer à la santé, à l'éducation et à la recherche beaucoup plus de moyens. « Je fonde donc un espoir sur la qualité de la coopération qui sera nouée entre l'Institut Pasteur de Conakry et l'Institut Pasteur de Paris et son réseau international. Comme les autres instituts, l'Institut Pasteur de Conakry ambitionne d'être un Institut de recherche d’excellence pour le progrès de la science, de la médecine, de la santé, tout en restant fidèle à l’esprit humanitaire de Louis Pasteur», s’est exprimé le président guinéen.

Le président guinéen souhaite que, au lieu que la durée de construction de ce nouvel Institut soit de deux ans comme l'a mentionné Jean-Marc Ayrault, il pense que cela peut se faire plus rapidement en instaurant un système de travail continu de 24h sur 24, avec des équipes de construction qui se relayeront.

L’Institut Pasteur de Guinée sera le 33 ème Institut du genre dans le monde..

Mamadou Aliou DIALLO pour GCI

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