
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives et sanitaires de la région administrative de Nzérékoré, en l’occurrence le représentant du gouverneur de région Lancei Condé, qui a eu l’honneur de procéder au lancement de l’atelier, le maire, le préfet Aboubacar M’bop Camara, les représentations des directions régionales et préfectorales de la santé de la région de N’Zérékoré, de Plan Canada ainsi que du chef du projet Palu.
Le ‘’lancement du projet de renforcement du contrôle de la lutte contre le paludisme dans les zones Halo et hyper endémiques de la Guinée’’, qui est le thème retenu pour cet atelier ayant débuté ce jeudi et qui va se dérouler sur trois jours, du 14 au 16 janvier, vise comme objectif principaux, de planifier les activités de la première année du projet paludisme NFM de Fonds mondial et partager les performances attendues de chaque organisation et du projet.
Alphonse Sakovogui est le directeur du projet palu à Plan-Guinée “Les objectifs de l’atelier sont de procéder au démarrage officiel du projet fonds Mondial NFM paludisme ,diffuser dans les medias les informations sur le démarrage du projet , permettre aux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet une connaissance du dispositif institutionnel du fonds Mondial et les différentes interactions entre les parties prenantes , fournir aux entités impliquées dans la mise en œuvre du projet une bonne compréhension des conditions requises par fonds mondial en matière de gestion programmatique, financière et suivi-évaluation, fournir aux acteurs une bonne compréhension sur les risques du projet et une parfaite maitrise des outils de reportage et enfin informer les participants sur le dispositif de mise en œuvre des instances de vérification des données sur site (OSDV), audits des subventions , etc ”a t’il énuméré en insistant sur l’opportunité du projet dans le cadre de la réduction du taux de morbidité et de mortalité infantile dans la région forestière.
Le représentant du gouverneur de la ville de Nzérékoré jean Smith Sandy a estimé que ce projet constitue une aubaine pour la population locale et accueil cela avec satisfaction et réconfort. il a en outre rappelé le fait que la Guinée soit venue à bout de l’épidémie à virus Ébola qui a endeuillé de nombreuses familles particulièrement en région forestière, en estimant que la Guinée peut venir à bout du paludisme de la même manière qu’elle est parvenue à vaincre l’épidémie à virus Ébola.
Du coté de Plan International Canada, on explique que le projet est financé par le Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et dont le récipiendaire principal est le CRS (Catholic relief service, et Plan International Guinée en est le récipiendaire secondaire), pour la mise en œuvre du projet dans la zone. Plan international Canada depuis plusieurs années accompagne Plan Guinée pour les projets dans différents domaines, notamment l’accès aux services d’éducation de base et de qualité, la protection et la participation pour un environnement sécurisé et renforcé; l’accès aux services de base de qualité, à l’eau potable et l’assainissement et l’urgence humanitaire. Plan Canada va appuyer Plan Guinée en mettant son expérience au service de ce dernier, pour lutter contre le paludisme dans la zone forestière.
Mitra Manouchehrian, gestionnaire de programme à Plan International Canada est notamment revenue sur l’apport de son organisation sur ce projet “ Plan international Canada appuie Plan-Guinée pour la mise en œuvre de ce projet qui a commencé depuis juillet 2015. Nous les accompagnons avec un appui financier et technique, nous sommes là pour soutenir nos collègues de la Guinée. Nous allons faire d’autres activités durant notre séjour en Guinée, comme le développement des plans d’actions du pays la mise en œuvre, le développement d’autres plans d’actions comme les risques liés aux projets. Nous allons essayer de mettre en place une bonne stratégie pour les mois et les années à venir ” nous a-t-elle confié.
Le représentant du directeur pays de Plan International en Guinée s’est pour sa part penché sur l’opportunité du lancement de ce projet “ Cet atelier va nous permettre de combattre le paludisme qui représente la première cause de morbidité et de mortalité infantile en Guinée, en dépit du fait que l’Etat a consenti d’énormes efforts dans ce sens, ces efforts, selon lui, doivent se concentrer encore plus sur les zones reculées comme les villages’’, a-t-il suggéré.
Après les discours respectifs des autorités administratives et des acteurs du projet, la journée de lancement a été ponctuée par des séances d’échanges et de présentations synoptiques du projet par le directeur du projet palu, la présentation de la structure organisationnelle du Fonds mondial, par Laurent Kaboré gestionnaire de conformité à Plan Canada, le résumé du plan de campagne des Milda par Sékou Solano, spécialiste de suivi et évaluation et Oumou Barry spécialiste en communication, l’orientation sur la politique de protection des enfants par le conseiller en protection de l’enfance Plan Guinée, une session sur le genre, par Mitra Manoucherian, gestionnaire de programme à Plan Canada et enfin la synthèse, les recommandations et la clôture de la première journée de l’atelier.
Les séances de travail et de concertation sur la problématique de la lutte contre le paludisme dans les zones ciblées, devraient se poursuivre suivant le même schéma pour les deuxième et troisième journées qui vont permettre d’identifier les lacunes dans les connaissances qui découlent de l’atelier et seront éventuellement suivies de recommandations.
Il est à noter que le projet Paludisme du Fonds mondial NFM, lancé depuis le 1er juillet 2015, devrait se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2017.
Mamadou Aliou DIALLO, Envoyé Spécial depuis N’Zérékoré, pour GCI
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