
Secouée par l’absence du pain « tapalapa », la ville de Conakry est depuis trois jours sans son pain local. Les boulangers seraient en grève. Cela suite à l’assassinat d’un des leurs. Aujourd’hui certains ont du mal à vivre sans cet aliment de base, au rendez-vous de tous les petits "dejs". Le célèbre « tapalapa » est ainsi devenu un vrai « diamant » Sa pénurie en rajoute aux différents désagréments causés par la furie Ebola !
Moumine DRAME, chauffeur de taxi : « Je travaille toute la journée, donc le soir il me faut du pain. Je suis habitué à ça et c’est difficile pour moi de rester sans manger ce pain lourd qui met mon ventre à l’aise ! » Comme la rareté fait la valeur des choses plus que tout, d’autres en profitent pour augmenter le prix du pain.
Selon Kadiatou CAMARA, vendeuse de pain, «Nous sommes obligées d’acheter le petit pain à 2000 francs au lieu de 1500 ! ». Conséquemment, certains commerçants demandent aux boulangers de reprendre la fourniture du pain afin de faire leur commerce puisse redémarrer. Dalanda
BAH vendeuse de haricots cuits explique: « Nous nous vivons du quotidien. Donc quand on ne vend pas, il est difficile de satisfaire nos besoins élémentaires. Nous avons besoin de pain pour préparer nos sandwiches de haricots.»
Selon de nombreux consommateurs comme Abdoulaye TRAORE juriste, l’Etat doit créer ses propres structures alimentaires dans les quartiers pour éviter ce genre de crise.
Gassimou FOFANA pour GuineeConakry.Info




















