
L’Union Européenne trouve que le gouvernement guinéen n’est pas coopératif et n’a, jusqu’à preuve du contraire, pas encore fait montre de volonté manifeste dans la prévention et la répression de la pêche illégale dans ses eaux.
La décision de la Commission Européenne est bien motivée. D’où cette fermeté qui n’est autre que « l’illustration du fait que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, constitue un délit à l’échelle mondiale qui porte préjudice non seulement aux pêcheurs et aux marchés de l’UE, mais aussi aux populations locales des pays en développement » lit-on dans le communiqué de l’UE.
La Guinée est dans la même situation que le Cambodge et le Belize qui reçoivent en définitive un carton rouge vif. Alors que le Togo, les Fidji, le Panama, le Sri Lanka et Vanuatu dans la même situation que la Guinée ont reçu des avertissements et restent sous la menace de sanction au cas où des efforts ne sont fournis dans le cadre de l’amélioration de surveillance maritime.
Ils échappent à la sanction de l’Europe pour leur volonté manifeste de coopération avec les autorités européennes. Ils sont dans la même situation que le Ghana, la Corée du Sud et Curaçao qui ont été avertis pour manque de respect de leurs engagements en matière de lutte contre la pêche illicite.
Karifa Keïta pour GuineeConakry.info




















