PARTENARIAT ÉTAT-SECTEUR PRIVE: L’APIP engagée pour encourager l’investissement privé en Guinée

Faciliter la procédure administrative de création d’entreprise ; réduire les coûts et les délais d’obtention des autorisations d’exercice ; donner des informations fiables et nettes sur les différents aspects qui entrent en jeu dans la mise en place d’une entreprise en Guinée ; etc. Bref, instaurer un climat de confiance mutuelle entre l’Etat et le secteur privé, par la mise en pratique des réformes qui puissent à la fois diligenter et à moindre coût, l’investissement et l’entreprenariat en Guinée. Telles sont entre autres les taches dévolues à l’Agence pour la Promotion des Investissements Privés en Guinée (APIP-Guinée), mise en place par un décret présidentiel et adopté en juin 2011, sous la tutelle du ministère de l’industrie et des PME. Poue une façon de communiquer sur ce qui a été déjà fait depuis leur installation, la direction de l’APIP, dirigée par M. Mohamed Lamine Bayo, après avoir pris langue avec quelques partenaires du secteur privé, a animé ce jeudi 17 mai 2012, un point de presse dans ses locaux, sis dans la commune de Kaloum... 17:14 22-5-2012

Selon M. Mohamed Lamine Bayo, directeur général de l’APIP, cette agence qui a pour rôle désormais d’être l’interface entre l’Etat et le secteur privé, « a permis la création de près de 450 entreprises tous genres confondus depuis qu’elle a commencé ses activités sur le terrain ». Aussi a-t-il tenu à préciser, allant dans le sens de la mise en pratique des réformes favorisant un climat propice à un véritable développement du secteur, que « si avant il fallait mettre un mois, au plus quarante six jours pour créer son entreprise, aujourd’hui, avec la mise en place du guichet unique, c’est quarante huit heures ou soixante douze heures, au maximum une semaine ».      

S’agissant des nouvelles réformes entreprises par l’APIP, confinées dans un document appelé « Doing Business » sur recommandation du partenaire technique et financier, la Société financière internationale (SFI), représentée en Guinée par M. Habib Hann, M. Mohamed Lamine Bayo a dit qu’un travail de fond a été effectué sur certains points dudit document permettant de faciliter l’enregistrement et toutes les procédures liées à la phase post-incorporation. Ce sont notamment : « la création d’entreprise, l’obtention du permis de construire à un coût accessible et plus transparent, le raccordement à l’électricité et l’accès à l’eau, et le transfert de propriété ». Tout en mentionnant que « les autres réformes continuent », lesquelles au finish, permettraient selon M. Bayo, à la « Guinée de se repositionner à l’échelle mondiale, et surtout, inciteraient d’avantage plus de confiance aux yeux des investisseurs tant locaux qu’étrangers à investir en Guinée ».

Dans son rôle de partenaire technique et financier à aider la Guinée dans la promotion et la dynamisation de l’investissement privé, la Société financière internationale (SFI, à travers son Représentant, M. Habib Hann, a affirmé que « la SFI est entrain de travailler avec les banques de la place pour permettre aux investisseurs locaux d’avoir des prêts facilement et à un taux acceptable…il ya aussi le crédit-bail avec la collaboration des institutions bancaires dans le but d’aider ceux-là qui n’ont pas de capital pour pouvoir créer leur entreprise…»

Par ailleurs, au sortir de leur entretien avec la direction de l’Agence pour la Promotion de l’Investissent Privé en Guinée (APIP-Guinée), GCI a tendu son micro à un agent du secteur privé pour ses sentiments.

Mme SY Mariama Diallo, ancienne ministre et administratrice du Group Mondial Tour : « Je suis très satisfaite. Parce qu’on voit un début de commencement à la résolution des problèmes du secteur privé en Guinée. Ça rassure vraiment, d’autant plus qu’il y avait énormément de blocages. Cependant, il reste encore beaucoup de choses à faire. Nous encourageons les initiatives du moment où nous avons toujours souhaité à ce qu’il y ait le dialogue entre l’Etat et le secteur privé, afin qu’on puisse faire ce grand bon avant. La Guinée en a vraiment besoin. Donc je suis rassurée, la volonté est là. Mais comme je l’ai dit, il y a énormément encore à faire, et surtout à soutenir. Puisqu’en Guinée, on a l’habitude de commencer sans pour autant terminer. Ce qui est dommage. Alors j’espère que cette fois-ci, ça se terminera pour le bien de la Guinée! »   

Lamine Camara pour GuineeConakry.info

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