
D’entrée de jeu, l’avocat général de l’institution juridique guinéenne, Yaya Kairaba Kaba a affirmé qu’en 2016, ce sont 5573 affaires de justice ont été enregistrées dont 3437 ont été jugées avec 254 détenus, pour 76 mineurs, 86 femmes et, 39 étrangers. Le nombre de cas de violence sur le genre est de 303, a-t-il ajouté.
Prenant la parole, le procureur du Parquet Général de la ville de Conakry, Mandjour Chérif a également déclaré que dans la même année, la Guinée a promulgué trois nouvelles lois dans le but d’apporter une amélioration et une accélération dans le fonctionnement du système judiciaire. « Ces trois nouvelles lois concernent l’organisation judiciaire, le code pénal et le code de procédure pénale », a-t-il précisé.
Ces trois nouvelles lois progressives, les justices de paix vont céder la place aux Tribunaux de Première Instance. « Deuxièmement, la surpopulation carcérale inquiète tout le monde à cause de la lenteur dans les procédures judiciaires. Il y avait que deux cours d’assises, Conakry et Kankan. Quand un crime est commis à Labé il faut le juger à Conakry. Désormais les cours d’assises sont supprimées en Guinée. Les compétences de ces cours sont transférées aux TPI’’, a souligné le procureur général du Parquet de Conakry.
Evoquant le cas du procès des massacres du 28 septembre, le conférencier a signalé que la justice guinéenne s’oppose catégoriquement au transfèrement de ce dossier à la Cour Pénale Internationale (CPI) car selon lui, la juridiction du pays est compétente pour juger cette affaire des tueries du 28 septembre 2009.
Léon KOLIÉ pour GCI
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