
Au Bataclan notamment où se tenait un concert. A un moment où l'on s'y attendait le moins, deux hommes armés de fusils mitraillettes font irruption dans la salle. La suite est digne d'un horrible film d'action.
Le bilan de cette effroyable manifestation de terreurs témoigne de la volonté des terroristes de réduire au silence et de semer la barbarie :129 morts 352 blessés dont 99 dans une situation grave. Cette hécatombe meurtriere porte la marque de l'organisation état islamique, Daesh, qui a aussitôt revendiqué la série d'attentats pour, selon son communiqué, faire payer à la France son engagement militaire en Syrie à travers son aviation.
Dans l'opinion publique française et internationale, c'est la consternation. les condamnations viennent de partout, en témoignages de soutien au peuple français, qui plus que jamais est en guerre contre le terrorisme, comme la martelé avec fermeté, François Hollande, et repris par son premier ministre Manuel Valls, qui optent pour une posture du coup pour coup. ''La France sera impitoyable'' a déclaré avec force, le président français.
Cette situation rappelle celle du 11 septembre 2001 ou les Etats-Unis avaient subi de plein fouet, la premiere ''imposture mondiale de la terreur'' et, dans la foulée un certain George W. Bush avait sorti le concept ravageur de "l'Amérique est en guerre". La suite, on la connait. Au delà des prises de positions politiques, difficile d'imaginer la France s'engager dans une guerre à grande échelle contre le terrorisme, comme l'avaient fait les Américains en Irak et en Afghanistan. Non seulement, elle n'en aura pas les moyens, mais aujourd'hui, il est devenu évident que cette méthode de lutte, est loin d'être la panacée contre un ennemi qui evolue en cellules solidaires et independantes a la fois.
Pour le moment, l'heure est au rassemblement du peuple français avec le décret d'un deuil national de trois jours , c'est en tout cas le message qu'a voulu faire passer l'Élysée en recevant les acteurs politiques et les institutions républicaines françaises . Même si déjà, du côté du parti les républicains Nicolas Sarkozy est peu tendre avec la politique sécuritaire actuelle de l'Hexagone, qu'il juge inadaptée, et Marine Lepen qui, carrément, prône une politique exclusionniste.
L'Afrique et le monde sont solidaires de la France epouvantee, terrorisee, mais debout.Le president guineen s'est joint au grand concert des nations en ecrivant a Hollande, pour lui dire concernant les attentats du vendredi 13 novembre : ''Une telle violence suscite de ma part une réprobation totale et la compassion de l’ensemble des Guinéens face à la douleur du peuple français et au chagrin des familles des victimes et des blessés.''
De toute évidence, la France est à la croisée des chemins face à une menace terroriste permanente, une radicalisation de plus en plus croissante, mais avec des dirigeants qui ne semblent pas toujours tirer les leçons de ces drames répétitifs.
Cependant une chose est désormais évidente: la menace vient autant de l'extérieur que de l'intérieur. Alors, il faudra agir sur les fondamentaux memes des leviers sociopolitiques. Toute précipitation revancharde pourrait etre lourde de conséquences. Tôt ou tard.
Mamadou Aliou DIALLO et Maria de BABIA pour GCI
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