
Naturellement, les preuves ne sont pas formellement établies que l’ordre d’interdiction de la tenue du congrès venait de la présidence de la République. Mais on peut se demander qui peut s’offrir le luxe de faire ainsi délibérément du tort à Sidya Touré ? Qui y a intérêt ?
En tout cas, l’administrateur du palais du peuple, M. Sory Diabaté, ne peut pas, à lui seul et sur son initiative exclusive, prendre une telle décision, alors que manifestement, il avait préalablement donné son accord et que, toutes les formalités avaient été remplies.
Pour revenir à l’UFR, les responsables ne savent pas encore quelle réaction adopter face à ce coup rude et brusque qui leur tombe sur la tête. Alors que tous les dirigeants à la base dont beaucoup viennent de l’intérieur du pays sont déjà dans la capitale guinéenne et que toutes les invitations distribuées aient expressément mentionné le Palais du peuple, ils risquent de ne pas pouvoir gérer la situation. Les quelques responsables que GCI a essayé de joindre nous ont promptement signifié qu’ils étaient en réunion pour décider de la suite à donner à cette mesure. Mais en même temps, certains d’entre ces mêmes responsables indiquent qu’il n’est pas question de se plier à cette injonction.
Partant, il n’est pas exclu qu’on assiste ce samedi matin, à une certaine tension aux environs du Palais du peuple entre des militants mécontents et des détachements des forces de l’ordre résolus à faire respecter la consigne présidentielle. En d’autres termes, en ce samedi, plus tôt que prévu, on pourrait assister au début du bras de fer en perspective entre le pouvoir et l’opposition à propos des élections présidentielles de 2015. Avec une part de responsabilité qui incombera alors davantage au pouvoir qu’à l’opposition. Tout au moins pour ce qui est du congrès de l’UFR.
Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.info




















