
Contrairement à la vision de la plupart des étudiants boursiers, qui prétendaient à ce qu’on leur donne l’équivalent de trois mois (février-mars-avril), le gouvernement a préféré donner deux mois d’arriérés. Partant du principe que le mois d’avril est encore en cours. Un étudiant en 2ème année Hôtellerie à l’institut supérieur de l’Hôtellerie et du Tourisme de Kipé rencontré par GCI et qui a préféré gardé l’anonymat, s'épanche : ‘’Je ne suis pas tellement content, ils devraient nous donner trois mois d’arriérés. Moi j'ai aussi beaucoup de dettes à payer…’’,
Toutefois, il faut dire que cette décision est ressentie en milieu estudiantin, comme un ouf de soulagement et un véritable bol d’oxygène. Car la presque totalité des étudiants végétaient dans la ‘’galère’’. Notamment, ceux de l’intérieur du pays, où l’étudiant est le plus souvent logé à sa propre charge.
Toute chose qui revient à dire que beaucoup d’entre eux, dès la réception de leurs bourses, seront obligés d’éponger la dette ; pour ensuite se retrouver avec le quart de la somme, ou alors, presque rien. Regrettable situation, mais tels sont les faits.
Pour rappel, il faut dire que cette situation qui a mis les étudiants boursiers dans une situation misérable, est due au lancement par le gouvernement, sous la houlette du ministère tutelle, d’une opération de contrôle au niveau des universités et instituts supérieurs du pays, publics comme privés. Il s'agissait de vérifier et de recenser le nombre d’étudiants présents, et qui ont effectivement droit à la bourse d’entretien. Pour la première phase de l’opération, il a été décelé plus de 39.000 étudiants fictifs dans les différentes écoles supérieures publiques du pays et un peu plus de 750 dans les 29 universités et instituts privés de la place! Terrible!
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















