
Il a inscrit un but, qui fut capital dans notre victoire contre la Zambie. C'est un joueur du Syli national qui évolue en D1 au sein du club belge de Charleroi...
Guineeconakry.info: Pouvez-vous nous faire un flashback sur le séjour du Syli en Egypte?
Ousmane Bangoura: Je vous remercie de m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer sur votre site. Je reconnais qu'on a une très bonne équipe et qui a de l'avenir. La CAN qui vient de se dérouler en Egypte a été bien préparée par l'équipe, hélas, on a été battu par le Sénégal. Je mets cela au compte du destin. De toutes les façons, on est content de rentrer au bercail, et chacun de nous est sur le point de rejoindre son club respectif. Nous ne désespérons pas, de remporter un jour la coupe d'Afrique des Nations de Football.
GCI: Quelle est votre opinion sur l'encadrement technique, sur le sélectionneur, disons sans embage sur Patrice Neveu?
OB: Au niveau des joueurs, de façon générale, nous sommes convaincus des capacités du sélectionneur.
Mais, comme vous le savez, partout dans le monde, quand une équipe perd dans une compétition, on accuse l'entraîneur. Patrice Neveu a toujours fait son maximum, avant et durant cette CAN. Même si cela n'a pas été toujours facile pour lui, quand même il s'est accroché. Vu tout ce que nous avons fait pendant la CAN, je crois que cet exploit est à mettre à son actif, d'abord. Dans tous les cas, il a signé un contrat, il appartient à la Fédération Guinéenne de Football de décider de son sort à la tête de l'équipe.
GCI: Vous venez de participer pour la première fois à la CAN. Quel enseignement majeur en tirez-vous en tant que jeune footballeur?
OB: Je n'étais pas été beaucoup impressionné par la CAN. Déjà, j'avais à l'idée que ce sont pour la plupart des joueurs africains évoluant en Europe, qui y seront. Donc la compétition devrait être ainsi relevée.
Je suis content d'avoir participé à la CAN 2006. Je tiens à vous signaler que depuis 1995, je joue pour l'équipe nationale. J'ai participé à la coupe du monde des cadets en Equateur. Puis, il y a eu une rupture avec l'équipe. Comme si j'avais été oublié. Au début, cela m'a paru bizarre. Je ne comprenais pas en fait ce qui se passait, car on ne m'appelait plus.
J'ai toutefois redoublé d'ardeur, au niveau des entraînements. J'ai beaucoup travaillé avec mon club. Par la suite, l'entraîneur et son staff sont venus me voir. Je leur ai dit que j'étais prêt de mouiller le maillot pour mon pays.
GCI: A votre avis qu'est-ce qui manque au football guinéen?
OB: Il ne manque pas grand-chose au football guinéen. Comme tout le monde le constate, il suffit de mieux encadrer les joueurs, et que le département en charge du sport et la Fédération Guinéenne de Football s'impliquent davantage dans la promotion du sport, pour que nous arrivions à de meilleurs résultats.
Depuis mon arrivée, j'ai constaté que le public guinéen soutient et aime ses footballeurs dans l'ensemble. Cela me redonne la force et le courage de me battre davantage pour mon pays, pour que la Guinée soit championne d'Afrique, lors de la prochaine CAN, qui est prévue en 2008 au Ghana. Au public je le dirai de continuer à soutenir notre onze national.
Propos exclusifs recueillis par Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















