ORGANISATION DE LA CAN : 2023, le lot de consolation pour la Guinée

S’il était question d’apprécier le travail de la délégation qui défendait la candidature guinéenne pour l’organisation de la CAN, on pourrait dire que bien qu’elle n’ait pas accompli sa mission, elle ne revient pas bredouille. En effet, si sur les deux éditions, 2019 et 2021, pour lesquelles le pays de Titi Camara était postulant, il a été respectivement doublé par le Cameroun et la Côte d’Ivoire, il hérite tout de même de celle de 2023. Cela a l’avantage de lui épargner le montage d’un autre dossier, mais aussi de lui éviter des concurrents qui peuvent toujours lui griller la politesse. La Guinée a enfin sa CAN ! Ce sera exactement dans huit ans et un peu plus de trois mois. Suffisant pour se préparer à faire face au défi.

De toute évidence, les délégués guinéens se sont montrés convaincants. Ils semblent tout au moins avoir réussi à persuader les quatorze membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) de « l’enthousiasme et de l’engouement qui sont ceux du peuple de Guinée, dans l’optique de l’organisation de la CAN ».  Cet argument-là au moins semble avoir été bien vendu. Il est vrai que les Guinéens, dans leur écrasante majorité et par-delà les clivages politiques et ethniques, sont amateurs du sport-roi. Même si depuis trop longtemps, leurs équipes nationales respectives ont rompu avec le succès ultime. D’ailleurs, c’est avec l’espoir que l’organisation de la CAN aidera à vaincre le signe indien, que beaucoup de Guinéens souhaitaient que leur pays abrite enfin la biennale africaine du cuir rond.

Mais du côté de la CAF, on semble surtout avoir misé sur l’opportunité du développement infrastructurel que représente l’organisation d’une CAN. Les responsables de la CAF, conscients des lacunes de la Guinée en la matière, ont, par réalisme, choisi d’octroyer les éditions les plus proches respectivement au Cameroun et à la Côte d’Ivoire. Mais le plaidoyer de la Guinée ayant manifestement été convaincant, on lui offre l’édition 2023 sur un plateau, alors qu’elle ne la demandait même pas.

Pour les dirigeants de la CAF, c’est un peu une manière d’aider les autorités guinéennes à réaliser à l’intention de sa jeunesse des infrastructures qui sont proportionnelles à l’amour qu’elle voue au football. L’opportunité est d’autant plus à saisir que la CAN n’a pas des répercussions que sur le plan sportif.

Il est donc à espérer que la Guinée, des dirigeants aux administrés, puisse comprendre la portée du défi et que tout le monde s’implique effectivement et pleinement pour qu’il soit relevé. Ce qui implique naturellement qu’on se lève très tôt parce que le chantier est immense. Mais il est également temps de préciser qu’une CAN en terre guinéenne ne sera possible que si les Guinéens acceptent de s’entendre et de créer un climat de sérénité qui permette l’ambiance et les émotions qui sont caractéristiques des joutes footballistiques.  C’est le lieu aussi de saluer encore une fois l’initiative de notre confrère Saïdou Tino Diakité qui se bat depuis une éternité, pour que la Guinée ait sa CAN enfin !

Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.Info  

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