
L'unique destin d'une t- elle société, dont l'espoir s'est envolé dans les discours de ceux qui promettent, c'est rêver, rêver et rêver.
La jeunesse guinéenne, une population historiquement organisée et bien structurée sous la première république, (rappelons nous de la JRDA et ses dirigeants á l'image de madame Koumba Diakité), traverse aujourd'hui une crise structurelle sans précèdent. Cette jeunesse était la fierté de notre pays. Mais hélas, depuis le temps du redressement, pardon, la régression nationale, « la jeunesse guinéenne est perdue et elle se cherche aujourd’hui » ; comme l'a souligné un jour le proviseur, monsieur Georges Gandhi lors d'une conférence dans la salle des fêtes de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en 1996.
La bonne marche de la jeunesse guinéenne dépendait en grande partie de la capacité organisationnelle et des performances de la structure administrative de l'Etat guinéen. Et de nos jours, la réaction inverse dépendrait du contraire. Voilà pourquoi cette jeunesse abandonnée á elle-même, se cherche ou se déchire au lieu de se fortifier.
Dans ce vide organisationnel, les éléments les plus malins cherchent toujours á se trouver une place, chose tout á fait normale ; mais le gros du problème réside dans la personnalité de ces individus et leur relation avec certains hommes forts du gouvernement ou du disons du pays. Dans cette combinaison, le patriotisme est conspiré par la mauvaise foi de ces pionniers et le résultat est l'inertie totale de la jeunesse.
L'expérience actuelle de Dalaba n'est qu'une copie légalisée de cette triste réalité.
L'organisation effective de la jeunesse doit être un projet prioritaire du gouvernement guinéen et non l'œuvre de quelques individus dont tout le peuple ignore la légitimité et de surcroît les vrais objectifs. Appuyer ou encourager des initiatives de ce genre, c'est préparer le pays á vivre dans la démagogie. L'expérience nous a démontré que ces types d'organisation sont généralement des associations d'opportunistes qui terminent par ce convertir en mouvement de soutien á tel ou á l'autre, je ne sais qui encore… Ce sont des griots et non des jeunes patriotes au plus forte raison, responsables.
Le sens de la responsabilité se voit dans l'action. Je doute que des jeunes qui transforment une salle de conférence en salle de sport pour se peser les muscles au lieu de chercher á convaincre leurs interlocuteurs par la force des arguments, soient capables de bien gérer le destin d'une jeunesse exigeante, comme la notre.
En tout cas je retiens une phrase de notre actuel ministre de l'information et des NTI monsieur JMJ, lors de son discours d'investiture, en avril dernier, quand il déclarait: « Croyez-moi, les compétences seront encouragées et la délation et la démagogie découragées ». Je considère cette phrase comme un principe de la bonne gestion administrative.
Vu la situation actuelle du pays, débloquer des fonds pour tes initiatives sporadiques et précaires au moment ou les besoins élémentaires du peuple ne sont pas encore satisfaits, serait une violation de ce principe.
Nous sommes tous soucieux de voir la jeunesse guinéenne occupé sa place et jouer son rôle dans le développement de notre pays, mais personne ne doit profiter de cette conjoncture pour salir son image.
Vive la jeunesse guinéenne.
Depuis La Havane, une opinion de Cécé Théa Victorien Junior.
Junior_thea@yahoo.fr




















