
Tout au début de son exposé, M. Rotigliano, a tenu à exprimer les sentiments de son institution vis-à-vis de la Guinée : « la Guinée est un pays qui nous est vraiment à cœur… parce que comme on le dit, c’est une jeune démocratie, c’est un pays qui est passé à travers une longue transition, mais qui a su terminer cette transition vers une démocratie, qui évidemment aujourd’hui a des problèmes. »
Mais, a-t-il tenu à préciser « pour l’UNICEF, pour la région et pour l’Afrique en générale, ce qui se passe en Guinée est très important. Le succès de l’expérience guinéenne revêt une importance majeure pour l’Afrique. »
Rappelant le rôle de l’UNICEF, qui est principalement de s’occuper
des enfants et des femmes, de leur bien être, et de la possibilité de les
inclure dans un milieu qui leur soit favorable; la mission de son institution n’est
pas celui de se concentrer sur un groupe donné mais plutôt, d'élargir son travail au niveau de l’ensemble des populations : « On ne veut pas seulement nous
concentrer sur un groupe ou cet autre, on veut que l’ensemble de la population
soit couverte ».
Pour ce faire, selon M. Rotigliano : « on veut commencer là où les problèmes sont les plus importants. Vous savez que la Guinée est un pays qui a une variation géographique assez importante et qui fait que dans certaines parties du pays, on a des conditions qui sont moins favorables par rapport à Conakry par exemple. Et cela se reflète dans les indices et les indicateurs au niveau des différentes causes de mortalité chez les enfants et les femmes. »
Quant à sa rencontre avec le Président Alpha Condé, M. Rotigliano dira tout d’abord qu’il « a pu remarquer une volonté politique très forte de la part du Président et du gouvernement de faire face et de relever le défi. » Entre autres, ils ont parlé « surtout de santé et des défis qui interpellent ce secteur stratégique. »
Toujours selon ses explications, il a été convenu au cours de son audience avec le Président Alpha Condé, de « mettre en place une commission de réflexion stratégique pour entamer une réforme du système, et qui puisse permettre à l’ensemble des structures sanitaires du pays, de répondre aux besoins des populations et à l’ensemble des populations, de pouvoir utiliser les services quand ils en auront besoin.»
Aussi, insistera-t-il, pour les relever ce défi, « une concertation s’avère nécessaire, mais aussi, l’appui participatif de tous les acteurs qui sont impliqués, avec un soutien important de la part des bailleurs
de fonds et de tous les partenaires techniques et financiers. »
Enfin, sur les conclusions de sa visite et l’impact éventuel qu’elle pourrait avoir sur le prochain programme de coopération Guinée/UNICEF, le Directeur régional a précisé: « La Guinée est dans un processus de transition, dans une
période dans laquelle il y a eu une stagnation d’activités, dans le cadre de la
santé, dans les secteurs sociaux en général, qui sont aujourd’hui entrain de se
reprendre, de se remettre sur le chemin. A l’intérieur du pays, il n’y a pas de
personnels de santé, les écoles sont moins bonnes qu’à Conakry, où parfois d’ailleurs, on assiste à une pléthore de personnels affectés dans les centres de santé alors qu’à Kankan ou dans d’autres localités à l’intérieur du pays, on visite
des centres de santé qui sont presque vides. Voilà un tas de problèmes qu’il
faut recenser et résoudre. Et ceci aura évidemment un impact sur notre
programme qui n’est pas conditionné par la visite du Directeur régional. »
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















