ONU : Scandale à Bangui

On ne peut lire jusqu’au bout même les fuites dans la presse du rapport d'enquête de l'ONU relatif aux viols présumés commis par des soldats français à Bangui « Sexual Abuses on children by international armed forces (Abus sexuels sur enfants commis par des forces armées internationales, ndlr) », sans éprouver une gêne certaine avec les allusions ou descriptions constantes de questions intimes, livrées ici avec une certaine crudité, une nudité certaine… On y parle en effet de fellation, de succion, de vidéo porno, etc… On est loin ici des tactiques militaires, on est en plein dans les techniques dignes des plus fidèles adeptes du Kama Sutra.

ette synthèse de six pages dont nos confrères de RFI ont pu obtenir copie, justifient suffisamment la colère du président français François Hollande, quand il a déclaré qu’il serait ‘’implacable’’, si les faits présumés concernant les soldats français étaient avérés.  

Ce document frappe du sceau de la confidentialité contient des témoignages d’enfants bouleversants, vraisemblables, avec des précisions qui autorisent même une identification relativement facile de ses auteurs par les enquêteurs qui tiennent bien là des trésors d’informations pour traquer tous ces pédophiles en tenues militaires.  Tout se joue à Bangui, dans une atmosphère de quasi insouciance ou la libido parait le maitre-mot avec les cachoteries de coupables en balades libres. Quatorze militaires sont mis en cause.

A l’annonce du rapport, les autorités centrafricaines ont pris acte, tout en regrettant que ‘’des actes qui n’honorent pas leurs auteurs’’ aient été commis, jetant ‘’ du discrédit, à la fois sur l’institution qui a envoyé ces soldats à Bangui et la noble mission pour laquelle ils étaient en République centrafricaine.’’  Cette violation présumée de la chasteté des enfants est préoccupante pour les Nations unies qui, il faut malheureusement le reconnaitre, n’en sont pas à leur première épreuve en la matière ; en RDC comme en RCA aujourd’hui ses missionnaires en uniformes ont hélas, souvent ‘’péché par ‘’action ou par omission’’.

Avant que toute la lumière ne soit faite sur ces actes tout à fait déshonorants qui se sont déroulés entre décembre 2013 et mai 2014, l’ONU devrait encore repenser le Code de bonne conduite de ses hommes sur le terrain, afin d’épargner de manière plus rigoureuse l’intimité des enfants.  

Maria de BABIA pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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