ONCHOCERCHOSE: Deux millions de Guinéens menacés

La ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Mariama Béavogui quittera Conakry la semaine prochaine pour Kampala en Ouganda où elle assistera au Forum d’action commune de lutte contre l’onchocercose en Afrique, apprend-on de source officielle dans ce département...

Elle sera accompagnée dans cette mission, par le coordinateur adjoint du programme national de lutte contre l’onchocercose en Guinée, Dr André Goepogui.


A Kampala, la ministre assistera à la 14ème session du forum d’action commune de lutte contre l’onchocercose en Afrique qui se tiendra du 8 au 11 décembre dans la capitale ougandaise.


A l’ouverture de cette session, 21 ministres africains présenteront la situation de la lutte contre l’onchocercose dans leurs pays respectifs et examineront le plan de l’élimination de la transmission de cette maladie en Afrique.


Ils évoqueront des problèmes liés à la recherche opérationnelle d’un nouveau médicament contre l’onchocercose. Actuellement en Guinée, 2 millions de personnes risquent d’attraper cette maladie qui ne constitue pas cependant un problème de santé publique, selon les spécialistes.
LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN GUINEE

En Guinée, l'onchocercose couvre plus de 85 % du territoire national et plus de 2 millions de personnes étaient exposées au risque de contracter la maladie avec plus de 2 000 aveugles recensés.
Avant le début de la lutte, la prévalence de la maladie était supérieure à 60 % en zone de savane (Haute Guinée notamment). Le Potentiel Annuel de Transmission était estimé à environ 200 à 1550 larves infectantes par homme et par an.
C'est pourquoi, dans le cadre du contrôle du vecteur de la maladie, il a été mis sur pied en Guinée depuis 1987, une structure administrative et technique composée d'une coordination du Programme (avec siège à Kankan), de secteurs et de bases opérationnelles.
Les bases opérationnelles de Beyla, Dabola, Faranah, Kankan, Kérouané, Kissidougou, Kouroussa, Mamou et Siguiri couvraient les bassins fluviaux du haut Sassandra, du Sankarani-Dion, du Milo-Niandan, du Mongo/Kaba, du Tinkisso-Bakoye et du Kolenté dans le cadre de l'évaluation de l'impact des traitements larvicides sur la transmission de l'onchocercose. Parallèlement, se faisait la distribution de l'ivermectine à partir de 1990 d'abord par équipes mobiles, ensuite par la communauté villageoise depuis 1997, à travers la stratégie du Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC).

Les activités de ces bases ont consisté au contrôle du vecteur par des captures des simulies suivi de dissection, à la prospection des gîtes pré-imaginaux, à la lecture des échelles de crue, au contrôle et à l'entretien des dépôts d'insecticides et de Kérosène.
Au total, quarante six points de capture répartis sur ces bassins ont été suivi de façon hebdomadaire depuis 1989 avec l'appui logistique et financier de l'OCP, par 23 équipes d'évaluation entomologique composée chacune d'un technicien entomologiste, d'un chauffeur et de deux captureurs.


AGP/HKI/GCI

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