
Les députés nigériens ont voté unanimement lundi soir à l'unanimité, le déploiement de troupes dans le nord du Nigeria. Une volonté collective exprimée avec la gravité martiale requise, la solennité patriotique admise. Avaient-ils un autre choix que celui de la dignité et de l’honneur. Devant la déferlante terroriste, il faut aller au-devant pour parer au pire. Un positionnement politico-militaire qui a l’avantage de s’intégrer dans une stratégie combative régionale visant à contrer les « fous de Dieu » ; ceux-là mêmes qui sacrifient des femmes en kamikazes, violent, volent et tuent impunément femmes et enfants, vieux et jeunes. Sans pitié.
Le leadership de l'UA
Les quatre pays désormais officiellement engagés, ne vont certainement pas tarder à être rejoints par des voisins solidaires ou apeurés. La communauté internationale, sous le leadership de l’Union africaine, devrait rapidement apporter tout le soutien requis en vue de permettre aux 87OO soldats engagés d’« écraser » l’ennemi commun, de manière intelligente et fulgurante, dans le strict respect des droits de l’homme. Car il ne faudrait surtout pas utiliser les mêmes armes inhumaines que Boko Haram !
A la cruauté, à la lâcheté et à la cupidité des affidés de Boubakar Shekau, il faudra opposer une humanité raisonnée, une flexibilité tactique, pour éviter toute hécatombe. Cibler les zones de concentration de ces bandits, avoir le flair pour les identifier quand ils veulent se fusionner au sein des populations, pour minimiser les dégâts avec une complicité assumée des autochtones.
Lucidité objective
Tout cela demande une capacité d’anticipation sur les événements militaires à venir, une force de réaction rapide pour neutraliser les rebelles dans leurs tanières. Une lucidité objective pour se concerter dans l’action sur le terrain, tout en consultant les potentielles futures cibles de Boko Haram dans leur ambition de création d’un Etat islamique en Afrique, certainement en connexion avec leurs frères d’armes du Mali, de Libye, d’Algérie et d’ailleurs.
Concomitamment aux combats, il faut savoir tarir les sources obscures de financement. Le nerf de la guerre doit être passé au microscope des stratèges de la guerre des quatre pays cités plus haut, afin de mettre toutes les chances de leurs côtés.
Maria de BABIA pour GCI
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