
Face à Gooluck Jonathan, le président sortant de 57 ans, un solide général septuagénaire, Muhammadu Buhari (72 ans), candidat unique de l’opposition. Le premier brique un second mandat, le second a déjà goute aux délices du pouvoir et compte, grâce à ce scrutin, y revenir.
Pour un vote soumis aux normes biométriques, le président Goodluck du Parti démocratique populaire (PDP), a lui-même eu du mal à accomplir son geste citoyen, sa carte d’électeur n’avait pu être identifiée, depuis son village natal d'Otuoke, dans l'Etat de Bayelsa (sud), pour des raisons techniques. Tout ceci, sous le regard perplexe des nombreux observateurs nationaux et internationaux.
L’INEC, l’équivalente de nos CENI, promet les résultats dans les 48 heures, suivant la fin du vote, grâce au traitement rapide que pourra réaliser ce nouveau système électronique, qui inquiète cependant plus d’un, en raison des probables pannes et des fraudes possibles. Mais Goodluck est confiant : « Tout ce qui est nouveau présente des défis. … Et je suis sûr que cette élection va être un succès»
Les résultats seront recueillis au niveau des 36 états et synthétisés au niveau national avant leurs publications officielles. Bien que le taux de participation ne soit pas encore connu, tout le monde s’accorde à reconnaitre une présence massive aux différents bureaux de vote.
Quoiqu’il en soit, réussir à tenir le pari organisationnel d’un tel scrutin dans un pays aussi vaste, à la démographie aussi importante, et dans un climat de guerre, est déjà en soi, un grand défi à relever. Il est à espérer que les folies terroristes de Boko Haram ne plombent des élections qui se veulent démocratiques.
Maria de BABIA pour GCI
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