
De l’autre côté, au Maroc et en Espagne, l’étau se resserre sur l’hydre terroriste. Ses ‘’fournisseurs’’ sont identifiés et traqués, ses réseaux en voie d’étouffement fatal. Une dizaine de recruteurs patentés ont été interpelés, soupçonnés d’être des pourvoyeurs de djihadistes candidats aux aventures syrienne ou irakienne.
Ces deux évènements du 4 octobre dernier, ont en commun, la volonté de l’Etat Islamique d’étendre ses tentacules à travers le monde dans sa quête obsédée de califats soumis à sa vision étriquée de la religion et de la vie. Mais ces deux événements sont aussi la preuve manifeste que la résistance malgré tout s’organise.
Au Niger, l’effet de surprise a certes, un moment, paniqué les populations, mais les bandits n’ont point échappé à la juste colère des forces de résistance. Ainsi deux terroristes ont été tués, deux autres ratant leurs cibles, se sont cependant fait exploser, et le fugitif du groupe a été arrêté à Diffa Koura. La baraka semble bien être du côté des victimes, la malchance foudroyant cette fois à tous les coups les ‘’fous de Dieu’’.
Les forces multinationales qui vont bientôt entrer dans le feu de l’action, du Cameroun, au Nigeria, Tchad et autres Niger et Bénin, devront avoir à l’esprit que le groupe de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest, dans sa stratégie suicidaire, a inscrit en bonne place, les actions d’éclat tous azimuts, pour semer le doute dans la tête des soldats coalisés, pour mieux les déstabiliser.
Parallèlement, la communauté internationale devra davantage développer une coopération intelligente et proactive, pour efficacement endiguer les assauts ou soubresauts des djihadistes de tous poils qui, à la différence des grandes puissances qui tergiversent ou se télescopent dans leurs approches militaires ou policières, sont eux bien connectés et extrêmement solidaires pour commettre les plans les plus sataniques pour atteindre leurs obscurs objectifs.
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















