
Une escalade armée qui démontre à souhait que les rebelles sont loin du relâchement ou du découragement. Ils ont décidé au contraire de passer à l’offensive de plus en plus profondément, pour déstabiliser les pays ciblés.
Koutoukalé comme par hasard
En attaquant Koutoukalé cette bourgade située à une cinquantaine de kilomètres, un jet de pierre de la capitale Niamey ; les agresseurs voulaient indubitablement délivrer les leurs. Car Koutoukalé abrite ‘’comme par hasard’’, une prison civile avec comme locataires, de nombreux trafiquants zélés, de fieffés bandits, bref, des terroristes de tous poils. D’où cette attaque matinale à 3 heures TU, qui devrait par l’effet de surprise, provoquer une peur-panique généralisée, leur permettant d’accomplir leur forfaiture en toute sérénité.
Mais la riposte des gardes de faction a été si imprévue et la puissance de feu si dévastatrice, qu’ils n’ont vraiment pas pu opérer comme ils l’avaient planifié. Selon le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum : «L’ennemi a été repoussé laissant derrière lui des morts portant des ceintures explosives… », confirmant ainsi la résolution criminelle assumée des assaillants qui n’en étaient pas à leur première.
Ne rien minimiser et ne rien surestimer
Habitués des faits, ces djihadistes invétérés circulent depuis longtemps, déguisés ou camouflés, dans les pays sahéliens en complicité avérée ou non avec Boko Haram and Co. Une internationale du crime dopée par une fausse foi, qui les transforme en fous de Dieu pour fondre sur d’innocentes populations au nom d’Allah ! Une mascarade qui prospère malgré les efforts des pays de la sous-région qui n’ont certainement pas encore trouvé le maillon faible de cette ‘’killing business’’.
Les stratégies de contournement, d’encerclement ou de bombardement systématique, se sont jusque-là révélées quasiment inefficaces, c’est pourquoi les différents états-majors nationaux et sous-régionaux, ont tout intérêt à revoir leurs copies sans complexe de supériorité ni d’infériorité. Comme dit l’adage révolutionnaire : «Ne rien minimiser et ne rien surestimer ».
Maria de BABIA pour GCI
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