NIGER : La tension monte !

Hama Amadou, le prisonnier du pouvoir est autorisé à compétir pour les élections présidentielles, mais la manifestation que l’opposition voulait organiser, hier dimanche, pour dénoncer les arrestations arbitraires et la Cour constitutionnelle aux ordres, d’une CENI instrumentalisée, ainsi que les portes fermées des medias publics ; elle, a été tout simplement interdite !

Les autorités de Niamey ne cachent point leur exaspération quant aux exigences de l’opposition qui tient à se faire entendre dans la rue, pour contester Mahamadou Issoufou et son affaire de ‘’coup d’état’’ avorté de décembre, mais qui a provoqué une réaction des plus musclées du gouvernement, avec l’embastillement de plusieurs militants de l’opposition.

Face à cet emballement de la répression, le pouvoir, sous le prétexte que l’opposition veut engager un bras de fer pour déstabiliser le pays et rompre ‘’l’ordre républicain’’, tandis que les leaders de la contestation avaient pris la résolution de descendre dans les rues de Niamey et ailleurs pour se faire entendre, et faire entendre raison au gouvernement… Ce dernier se croyant dans son droit démocratique, de poursuivre les enquêtes, afin que la vérité soit faite sur cette sombre affaire de putsch, qui sent le réchauffé et roussi pour les opposants. Comme un viatique pour intimider et troubler le jeu politique.

Pour le pouvoir, cette marche programmée pour contester l’ordre des choses et l’autorité, ressemble fort à un jeu de connivences populistes dont l’objectif final est de ‘’chambouler’’ la république’’, pour faire le lit de tous les assauts contre le pouvoir en place. C’est ce qu’affirme clairement le ministre de l’Intérieur, Hassoumi Massaoudou, quand il déclare : ’’ Nous ne pouvons admettre qu’il y ait une connivence aussi évidente entre des organisations démocratiques et un projet fasciste antidémocratique’’

Cette rhétorique corsée, voire acidulée, est cuisinée pour justifier la ferme volonté du pouvoir nigérien de bâillonner l’opinion publique, pour faciliter sa victoire prochaine contre les 14 autres candidats qu’il vient d’autoriser à briguer le fauteuil présidentiel. Un jeu de dupes qui laisse perplexe certains, mais dont les sillons sont clairs pour les vrais observateurs de la scène politique nigérienne, qui voient cette dernière s’enflammer logiquement en cette veille de scrutin.

Maria de BABIA pour GCI

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