
Hama Amadou avec 17,7%, aura donc chamboulé tous les calculs, car il aura privé Mahamadou Issoufou, le président actuel du Niger d’une victoire directe, malgré ses 48, 4 % ! La Commission électorale nationale indépendante qui a proclamé ces résultats provisoires, le vendredi 26 février dernier, a mis fin à ce suspense d’une élection à tour unique. Il faudra désormais aux différents acteurs politiques, de nouvelles alliances, de nouvelles stratégies électorales pour prétendre à la victoire. Car le candidat prisonnier de Filingué qui a déjà réalisé une extraordinaire prouesse politique, en troublant le microcosme politique nigérien, est encore capable d’autres ‘’miracles’’, s’il sait bien combiner par procuration, et battre une campagne d’enfer pour gagner grâce à une mobilisation populaire à la base. Pour cela, il lui faudra réunir sous sa bannière, tous les partis et ‘’particules’’ de l’opposition qui ont pignon sur rue et qui cherchent à affirmer leurs différences. Mais les hommes de Mahamat Issoufou ne vont pas les laisser ‘’frimer’’ dans leur basse-cour politique. Ils se livreront aussi a de douloureux crocs-en-jambe pour grappiller les quelques trois points indispensables à leur couronnement présidentiel. Meme si la Copa a déjà averti : « se réserve le droit de rejeter l’intégralité des résultats grotesques tels que fabriqués et diffusés par la Céni ». |
Le leader du MNSD, Seyni Oumarou, le troisième challenger avec ses 12% position et Mahamane Ousmane et ses 6,2 % seront courtisés pour qu’ils cèdent à l’un ou l’autre des camps opposes, ces voix nécessaires à la victoire finale. Le président Issoufou, 63 ans en course pour un second mandat de cinq ans, gardera certainement en prison son grand rival Hama Amadou, pour mettre ‘’toutes les chances de son côté’’.
Mais attention à ce jeu pervers, qui pourrait se retourner contre lui, et conduire son adversaire au pouvoir. Le deuxième tour reste donc grand ouvert à toutes les surprises.
Maria de BABIA pour GCI
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