NATURE: De Haïti au Japon, il y a séisme et séisme

Vendredi 11 mars 2011, les habitants de la planète se sont réveillés avec la nouvelle du puissant tremblement de terre qui a secoué l’archipel du Japon. Une secousse d’une magnitude de 8,9 sur l’échelle ouverte de Richter dont la limite supérieure est 9. Aux dires des spécialistes, le pays n’a pas enregistré une secousse d’une telle violence depuis près de 140 ans. C’est dire que la nature s’est véritablement fâchée avec cette partie du monde...

Tout naturellement, on commence à enregistrer les victimes. Le bilan est certes très provisoire, mais on parle déjà de plusieurs centaines de morts, de nombreux blessés  et d’une centaine de portés disparus. Ce bilan risque de s’alourdir. Surtout si l’on tient compte du tsunami qui a suivi le tremblement de terre. Ce dernier affecterait en outre d’autre pays de la région à l’image des Philippines, de l’Indonésie, de Taïwan, Hawaï, etc.…

Mais en dépit de ce bilan regrettable et des nombreux dégâts que ce tremblement va nécessairement entrainer, nous nous devons de féliciter le génie, le talent ainsi que le désir de progrès du peuple japonais. Il faut dire que ce sont là des facteurs qui font que si l’on fait le parallèle entre la puissance de la secousse et le premier bilan qu’on en établit, on ne peut que nous incliner devant la prévoyance dont a fait preuve le peuple du soleil levant dans la construction de ses édifices et plus globalement pour l’ensemble du travail abattu pour pouvoir rendre moins hostile son milieu naturel de vie.

Si un tel tremblement avait lieu dans certaines parties du monde, peut-être qu’en ce moment précis, on ne perdrait pas du temps à faire un décompte macabre. C’est tout simplement le pays en question qui disparaitrait. Preuve que, selon les circonstances, l’homme gagne sur dame Nature.

En guise d’illustration, il faut se souvenir que le 12 et le 20 janvier 2010, deux secousses dont les amplitudes respectives sont de 7,3 et 6,1, se produisaient en Haïti. Mais puisque ce pays ne s’appelait pas le Japon et n’était donc pas logé aux premières places des nations développées de la planète, le 9 février 2010 déjà, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des communications confirmait un bilan de 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 millions de sans-abris.

Déjà, quelques heures seulement après le séisme, les avions apportant les premiers journalistes et les premiers secours  avaient de la peine se poser sur l’aéroport de Port-au-Prince. Par la suite, le déficit logistique avait favorisé la propagation de nombreuses épidémies parmi les rescapés via notamment l’infestation de l’eau de boisson.

A cela, s’était également ajoutée la problématique de l’alimentation des nombreuses victimes qui avaient trouvé refuge sous les tentes des agences humanitaires. On se souvient encore de ces images montrant des groupes de Haïtiens, tous âges et sexes confondus, guerroyant à propos d’un sachet de nourriture largué à partir des hélicoptères. Sous ces mêmes tentes, s’était, en un moment donné, posée la question de la sécurité des refugiés.

Voila, schématisées et condensées quelques-unes des conséquences qui avaient découlé du séisme en Haïti. Et pour y faire face, l’Etat haïtien avait du se faire aider par un ensemble d’organisations non gouvernementales et de pays. Cette comparaison devrait permettre de réaliser que le travail sincère, ça paie.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

Recherche

Suivez-nous

GUINEE: Petit KANDIA "Birin Moulan"



  • Le célèbre chroniqueur est au cœur d’un bras de fer avec Mamadou Blaise Sangaré, conseiller spécial du Chef de l'Etat. Votre site avait relayé cette affaire portant sur des propos diffamatoires attribués à Ras Bath. Ce début de semaine mettra aux pr

Annonce