
Depuis la crise de 2012, le Mali est en proie à l’insécurité, malgré la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger en Mai 2014 ; aucune partie du territoire n’est épargnée par la recrudescence des attaques terroristes. En dépit de la signature de l’accord, les attaques et attentats sont quasi permanentes, au Nord comme au Centre ou au Sud du pays.
C’est ainsi que le chef d’état-major de la force Minusma, Hervé Gomart, a mis l’accent sur les récentes attaques contre la Minusma ayant fait des victimes. Parmi ces attaques, il a cité celle du 29 mai, journée des casques bleus dont 5 togolais ont été tués. Devant cet état de fait, le chef d’état-major tape du poing sur la table. «Demain, si on est attaqué, on réagira. Nous ne sommes pas des agneaux qui allons à l’abattoir. Ce qui nous manque, c’est le renseignement et l’information sur l’adversaire. Le renseignement humain est très important. Sans la coopération de la population, le défi est trop grand», a-t-il dit. Avant d’inviter la population et les groupes armés à coopérer avec la Minusma pour mettre fin à ce cycle infernal de violence.
Il ne faut pas se voiler la face, même s’il y a une augmentation des Casques bleus en nombre, tant qu’il n’y a pas de renseignement, le Mali ne connaitra pas la paix tant souhaitée, a prévenu le conférencier. Toutefois, Hervé Gomart a souhaité un renforcement des capacités de la Minusma, à la faveur du renouvellement du mandat prévu le 29 juin prochain.
Aussi, a-t-il indiqué que les sites de cantonnement des groupes armés sont en construction et, à la fin du mois de juin, deux seront opérationnels pour le programme du DDR. Au sujet du déploiement des Casques bleus du Burkina à la frontière, la MINUSMA réfléchit à un consensus. Ce pays étant le plus gros contingent de la mission, si les soldats sont déployés à l’Est du pays pour sécuriser la frontière commune comme le demande le gouvernement de Roch Kaboré , un bataillon devra prendre place à l’Ouest afin que la requête soit effective.
Or, en lisant à travers les mots, on voit qu’une suite favorable immédiate n’est pas d’actualité.
Idrissa KEITA pour GCI
Correspondant particulier de GCI au Mali
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