
Cette situation, dira-elle ensuite, pose des défis pour le gouvernement, en ce qui concerne l’établissement des mesures de contrôle adéquats pour faciliter la libre circulation des hommes et de leurs biens, tout en assurant la protection et la sécurité en Guinée, y compris pour les personnes circulant sur son territoire.
C’est dans ces contextes, selon Mme Carmela Godeau, que l’OIM, en collaboration avec les gouvernements canadien et français, met en œuvre un ensemble de projets et programmes avec le gouvernement guinéen, qui vise à améliorer la gestion des frontières.
Le COM, a-t-elle souligné, est un outil performant, efficace et moderne mis à la disposition de la Guinée pour mieux gérer son espace maritime, dont une bonne partie échappait à son contrôle dans le passé. Il a pour vocation majeure, dira Mme Godeau, la coordination des moyens de l’Etat, afin de les rendre efficaces et efficients dans les opérations d’interventions planifiées ou urgentes sur l’espace maritime guinéen.
Doté d’équipements performants et d’une technologie de pointe, ce COM est capable de faire face aux menaces de tous genres et de répondre à toutes sortes d’actions urgentes dans les eaux territoriales guinéennes avec des vedettes en mer déjà pré-positionnées, a-t-elle rassuré.
A l’occasion, le préfet maritime, contre-amiral Lansana Touré s’est réjoui de la collaboration soutenue des appréciations et de la coopération française, du Canada et de l’OIM qui, au fil des mois, s’intensifient. De plus en plus, ces partenaires à la Guinée, dit-il, font l’honneur de consulter et par là-même, de témoigner l’importance de la Préfecture Maritime.
‘’Personne ne discute du rôle central attribué à la Préfecture Maritime dans la supervision de l’action de l’Etat en mer car, il est désormais compris qu’elle fonctionne en vertu des principes non pas de substitution aux autres administrations participant à l’action de l’Etat en mer, mais celui de jouer le rôle qui est le sien pour mettre fin au piratage dans les eaux territoriales guinéennes’’, a précisé Contre-amiral Lansana Touré, avant de rassurer que son institution, ayant été dotée des équipements adéquats, est désormais en mesure, par les changements profonds et par une attitude rigoureuse, d’être un agent de l’Etat à tout service exclusif.
Pour sa part, le ministre conseiller à la Présidence de la République chargé de la RSDS, MaramanyCissé a dit, que l’installation de la Préfecture Maritime dans ses nouveaux locaux n’est pas une simple occasion de réjouissance. Elle a, indique-t-il, une portée hautement historique pour la République et pour les forces Armées qui viennent, dans la joie et dans l’allégresse, de fêter leur 55ème anniversaire.
La Guinée, pays à vocation maritime dont le littoral s’étend sur 317km, dira-t-il en substance, a très vite intégré la sécurité maritime dans les orientations du gouvernement en matière de sécurité nationale ; cette volonté s’est manifestée par son adhésion à plusieurs instruments internationaux régissant la mer et les ressources qu’elle contient.
C’est dans ce cadre, a rappelé le ministre conseiller, que la Guinée a pris une part active aux négociations qui ont abouti à l’élaboration de la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer qui fut adoptée par son Assemblée Générale le 10 décembre 1982.
La création de la Préfecture Maritime en 2011 dans le cadre de la RSSD par un Décret du président de la République, intervient dans un contexte marqué dans l’ensemble des pays du golf de Guinée car, l’aggravation de diverses formes de crimes et d’insécurités liées à la mer, poussent les pays à apporter des réponses idoines urgentes, a souligné M. Cissé.
MaramanyCisséajoutera, que ‘’la piraterie est une infraction criminelle classée dans la catégorie des crimes organisés, prévus et punis par la législation pénale guinéenne. Elle a une façade internationale’’, ce qui fait pour la combattre efficacement, a-t-il suggéré, il faut privilégier l’approche régionale et internationale. Et c’est dans cette perspective que le président de la République, Pr Alpha Condé engage le préfet maritime en relation avec les structures nationales concernées, à prendre contact par les voies indiquées à cet effet.
Le ministre conseiller a remercié l’OIM, les gouvernements français et canadien pour leurs efforts qui ont permis de rénover la villa 9 de la Cité des Nations qui servira désormais de siège pour la Préfecture Maritime.
D’autres discours, notamment celui du lieutenant des vaisseaux, Philippes Olden de la Marine nationale française et du conseiller spécial du premier ministre canadien, ElcokCurseil, ont, chacun, mis l’accent sur l’importance de la mise en place du Centre des Opérations Maritimes sous la tutelle de la Préfecture Maritime.
La cérémonie a pris fin par la remise des diplômes d’Honneur de satisfaction aux personnes et organisations ayant contribué à la rénovation de ce nouveau siège pour la Préfecture Maritime et la mise en place en son sein du COM qui mettra hors d’état de nuire les bandits en haute mer.
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