MUTILATIONS GENITALES FEMININES : La Guinée derrière la Somalie !

La journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales des femmes (MGF) a été célébrée hier vendredi 6 février au Palais du peuple, à Conakry. L’objectif était la mobilisation et l’implication du personnel de la santé dans l’atteinte de la tolérance zéro face à l’excision.

Les mutilations génitales féminines, notamment l’excision sont une pratique culturelle néfaste qui viole les droits des filles et des femmes. Et la Guinée est considérée comme le 2ème pays le plus affecté après la Somalie, 96% sur le plan africain. 

La ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance Sanaba Kaba s’est exprimée sur ce sujet : « les filles sont victimes de mutilations génitales féminines chaque jour à travers le monde, et précisément en Guinée. C’est dans ce cadre que le gouvernement guinéen à travers le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance a mis en place un programme conjoint 2008-2012 pour l’accélération de l’abandon des MGF/E en Guinée, sur toute l’étendue du territoire national avec la participation de tous les partenaires » 

En effet, réduire la prévalence des MGF/E permettra de protéger les droits des filles et aider à réduire les risques de violence, les infections comme (VIH/Sida, les fistules obstétricales, les décès maternels etc. selon toutes les études faites dans le domaine. 

En Guinée, on note sensiblement le même taux de prévalence de toutes les régions. La forme d’excision la plus pratiquée en Guinée est l’entaille avec chair enlevée. Et 84% des femmes ont eu des chaires enlevées,8% ,ont subi une infibulation et 6% seulement une taille sans. 

Les études révèlent que la forme la plus légère d’excision (une partie de chaires enlevées) est plus répandue en milieu urbain que rural (10% contre 3%), chez les Soussous (13%), dans les régions de Boké (14%) et à Conakry (12%).

La forme la plus radicale (vagin fermé) est pratiquée chez les Peulhs (13%), chez les Tomas (12%) et dans la région de Labé et de Conakry (15%). 

Pour la ministre des actions sociales, de la promotion féminine et de l’enfance : « le gouvernement, en partenariat avec les acteurs de la société civile et la communauté internationale sont appelés à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à cette pratique néfaste et à appliquer la législation interdisant la pratique des mutilations génitales féminines.» 

Du côté de l’ambassadeur américain à Conakry, Alexandre Lascaris : « une interdiction légale dans mon pays ou dans le vôtre ne marchera que si cette loi civile reflète les valeurs de la culture. Le ministre ou les députés doivent s’opposer à cette pratique. Mais nous avons besoin d’atteindre les sages, les marabouts et autres. Pour mettre fin à cette pratique nous demandons l’implication de tous les Guinéens dans cette campagne.»

Même son de cloche chez le ministre de la justice, Cheick Sacko qui a promis de s’engager avec son ministère dans cette lutte. 

Mariame SYLLA pour GCI

2015 – GuineeConakry.info

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