
Cette semaine-anniversaire de la mort de Demba est une occasion pour tous ceux qui, de près ou de loin s’intéressent au devenir de la musique guinéenne, de réfléchir à la situation de cet art qui marque le pas par rapport à ce qui se fait autour de nous.
C’est toujours avec une pointe d’amertume et de nostalgie, que nous écoutons des titres comme Balakè, Camara Mousso, Paya Paya et tant d’autres, qui ont contribué à asseoir la célébrité du Bembeya Jazz en Guinée et sur la scène internationale.
Nos artistes devraient de plus en plus s’inspirer de l’œuvre musicale de Aboubacar Demba Camara, pour exhumer de notre terroir si riche, les rythmes et danses propres à revigorer nos productions musicales. Le monde du show biz guinéen manque cruellement d’auteurs compositeurs de la trempe du défunt et de promoteurs capables d’exporter notre culture comme au temps de Syliphone de Boubacar Kanté.
A l’instar du football, faute de structures adéquates dans le pays, les meilleurs talents évoluent à l’extérieur. Tout un programme pour la direction nationale de la culture. Physiquement mort, Aboubacar Demba Camara ne l’est pas du tout dans le cœur et l’esprit de son peuple. Car l’œuvre qu’il a créée est un gigantesque legs qui défie le temps.
Thierno Saïdou Diakité pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















