
A Niari wada, nos équipes déployées sur le terrain ont pu dénombrer 3 gendarmes blessés. L’un au menton, le second à l’oreille et le troisième à la jambe, a été évacué. Les forces de l’ordre tentent coûte que coûte de stopper l’avancée des manifestants.
Toujours à Niari wada, alors que l’étau s’est resserré sur les forces de l’ordre, obligées de battre en retraite, un confrère a pu identifier de façon formelle un gendarme entrain de dégainer son arme, une kalachnikov, puis tirer en l’air. Dans le sauve-qui-peut, des pierres venant du côté des agents sont lancées en direction des reporters. Suivent des insultes à leur égard. Incompréhension!
Jusque-là, la collaboration avait été bonne, les reporters se demandent alors, si la pression sur le front n’a pas contribué à détériorer le climat. L’un d’entre eux, se dit alors que la raison est simple ; ils voulaient couvrir l’utilisation de l’arme à feu.
Sur la route en direction de Dixinn à la Minière, des jeunes s’attèlent à barricader la route. Les taxis en direction de Kaloum sont forcés à rebrousser chemin. Au domicile du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, les medias attendent une imminente déclaration des leaders sur la marche en cours.
Trente minutes plus tard le porte-parole de l’opposition se présente devant la presse pour faire son point de la situation : après avoir fustigé le régime du président Condé et la répression qui s’est abattu selon lui sur les militants, il a décliné un bilan à la mi-journée faisant état de 11 blessés dont 7 par balles. Un bilan qui pourrait éventuellement être revue à la hausse.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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