
Le premier de ces handicaps c’est bien le vieillissement qui mine le Cameroun, la Côte d’Ivoire et dans une moindre mesure le Nigéria. Ces trois équipes ont certes été de grandes nations de football en Afrique.
Elles ont, chacune, fait la fierté du continent. Mais force est de reconnaître qu’aucune d’elles n’a aujourd’hui la forme qui avait fait leur réputation. Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire notamment, le fait de s’être débarrassée des Lions de la Téranga plutôt inexpérimentés n’est pas une garantie pour un mondial réussi. Un travail de fond sera nécessaire. Il faudrait en particulier qu’on ait le courage d’admettre que Didier Drogba et sa génération sont plutôt sur la pente descendante. Il en est de même pour le Nigéria pour lequel l’équipe éthiopienne a été l’ultime obstacle. Là également, il faudra attendre d’autres occasions dont des matchs amicaux avec des équipes cotées pour être davantage fixé. Pour le Cameroun, les problèmes sont pires. Parce qu’en plus du vieillissement dont on parlait plus haut, les Lions indomptables sont une équipe dont la cohésion n’est que de façade. Il s’agit en réalité d’une équipe aux clans multiples. Ils ont certes su surmonter les divergences intestines pour surclasser l’équipe tunisienne. Mais pour la compétition qu’est la Coupe du monde, il va falloir faire plus.
Des deux autres équipes, les chances les plus grandes ne pourraient reposer que sur les Blacks Stars du Ghana. Pas nécessairement parce qu’ils ont laminé les Pharaons qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Mais parce que l’équipe ghanéenne est peut-être la seule des cinq représentants du continent à avoir relativement parachevé la transition entre la vieille et la nouvelle génération.
Le problème avec l’Algérie c’est que les Fennecs, quelque peu imbus d’eux-mêmes, pensent qu’ils jouent le football comme on le fait dans le championnat espagnol. En réalité, ils n’ont pas ce talent et refuse de compenser ce déficit par un peu plus de vigueur dans le jeu.
Du coup, ils sont logiquement désavantagés dans le contexte de la Coupe du monde où les équipes adverses exploitent toutes les faiblesses. D’ailleurs, s’ils sont venus à bout des joueurs burkinabé hier, c’est plus par l’intimidation que par la qualité du jeu développé sur le terrain.
Ces quelques insuffisances, les dirigeants de chacune de ces équipes devraient s’atteler à les minimiser avant le début effectif de la Coupe du monde le 12 juin prochain. Et ils doivent le faire parce qu’il est temps que l’Afrique en finisse avec les participations-figurations.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry..info




















