
Finalement, l’Afrique se limite en 8ème de finale. Les records du Cameroun, du Sénégal et du Ghana qui sont les seuls dont les équipes sont allées jusqu’en quarts de finale ne sont donc pas battus. Certes, au cours de cette compétition brésilienne, deux équipes africaines ont joué le second tour. Il semble que c’est historique. Par ailleurs, il est vrai que Nigérians et Algériens ont poussé leurs adversaires respectifs jusque dans leurs derniers retranchements ; mais il faudrait peut-être rappeler que le football ne fonctionne pas selon la règle de celui qui a le mieux résisté. Seul le vainqueur ultime compte. Et le but qui compte au bout de tout ! C’est ainsi que la France et l’Allemagne sont celles qui s’affronteront au tour suivant. Super Eagles et Fennecs, quoiqu’ayant livré des matches épiques, reviennent quand même à la maison.
Devrait-on se réjouir de la prestation des Africains, quand, en 84 ans de l’histoire de la Coupe du monde, ils n’ont pas réussi à placer un seul des leurs dans le dernier carré de la compétition ? Certainement que non ! Et le problème, il se situe justement à ce niveau. Ce n’est pas nécessairement que les équipes africaines ne peuvent pas rivaliser avec certains grands de ce monde, mais elles sont d’éternelles victimes de leur propre pessimisme. Elles semblent renoncer aux rêves les plus légitimes.
A la veille de chaque coupe du monde, l’objectif le plus audacieux qu’on assigne aux entraineurs des sélections africaines, ce sont les 8ème de finale. Si une d’entre elles réussit à aller au-delà, cela relève davantage d’un ‘’bonus’’. D’aucuns assimileraient cette attitude au réalisme. Mais il y a plus que du réalisme. Nous sommes plutôt dans une situation où les Africains semblent se refuser le droit de faire comme les autres. Du point de vue mental, ils paraissent renoncer à leur droit d’aller le plus loin possible !
Bref, les Africains ne sont-ils pas suffisamment ambitieux en allant au-devant de la Coupe du monde ? Pour comprendre de quoi il est question, il suffit de se rappeler ce que supporters nigérians et algériens répondaient hier, quand on leur posait la question sur les chances de leurs équipes respectives. Invariablement, la réponse venait : « Vous savez, dans le football, tout est possible ». A la base, ils n’y croyaient donc presque pas. Et conséquemment, après les deux matches, préférant voir le verre à moitié plein, on se congratule en se disant que « ce n’était pas mal ! » C’est ainsi qu’on a caressé la bande à Drogba dans le sens du poil de la bête. Résultat ? Toute une génération de stars en fin de carrière, va s’évanouir sans aucun palmarès digne de leur brillante carrière.
Parce qu’on semble ne pas se sentir capable d’aller le plus loin possible ! La vérité est adoucie, un bilan objectif de la participation africaine à la Coupe du monde n’est pas fait. On ne fait pas notamment l’effort de relever ce qui n’a pas marché pour une éventuelle correction. Autrement, si un tel exercice était en vigueur, la question des primes, par exemple ne se serait pas de nouveau posée au Cameroun. De même, les autres représentants du continent n’auraient probablement pas été affectés par le virus. Quand l’objectif visé n’est pas atteint, ce ne sont pas des têtes qui doivent toujours tomber. Les têtes doivent mieux penser l’avenir du foot africain. CAF ! Vous êtes encore là ?




















