
Une démarche soutenue par le conseil des étudiants pour la transparence dans les industries extractives (CETIE) crée en 2015. Le but de cette rencontre était d’échanger avec les futurs cadres du pays sur le processus ITIE en général, mais spécifiquement du contenu de son rapport 2013.
Dans son discours, le président de l’ONG Action Mines, Amadou Bah, a martelé que le but de cette conférence est de partager le contenu du rapport ITIE 2013 avec les étudiants. « Vous êtes les mieux indiqués, ensuite les porte-flambeau de la nation, également les responsables de demain, mais au-delà, vous êtes aussi la couche la plus nombreuse, en termes de pourcentage dans notre pays » a-t-il soutenu.
Poursuivant son intervention, il a précisé que « c’est pourquoi, nous estimons que ce rapport vous permet de connaitre les recettes de l’Etat, issues des entreprises minières, mais aussi d’appréhender les réalisations de nos autorités par rapport à la gestion de ces fonds. Sur ce, nous vous demandons une fois encore de vous intéresser aux sujets d’intérêt national, ce qui vous permettra non seulement de cerner les affaires publiques, mieux, d’avoir un certain nombre d’informations qui vous faciliteront l’interprétation des données.»
De son côté le conférencier, Abdoulaye Soumah, responsable de la communication et passation des marchés au secrétariat exécutif de l’ITIE Guinée, explique : « Si les revenus issus du secteur minier sont bien gérés, cela peut nous avancer, cependant, si c’est le contraire, ça peut nous amener à des guerres civiles et d’autres dommages, comme fut le cas du Libéria et de la Sierra Leone » a-t-il déploré.
Parlant des conditions dans lesquelles le rapport ITIE 2013 a été élaboré, M. Soumah avoue que le rapport a été accouché dans la douleur. « Ce qui devrait être fait pendant deux semaines, a plutôt pris deux mois et demi. Un fait qui s’explique par le processus électoral de 2015, presque tous les responsables des régies financières de l’Etat (BCRG, CNSS, le CPDM, ANAIM etc…) étaient en campagne ».
En ce qui concerne, le contenu de ce rapport, le conférencier a fait remarquer que le périmètre des collecteurs a été élargi cette fois-ci, comparativement aux années antérieures. « Parmi les 455 sociétés minières en Guinée, le rapport n’a tenu compte que de 33 entreprises minières. C’est-à-dire celles qui ont atteint le seuil de matérialité estimé à 700 millions de francs guinéens, autrement dit celles qui ont effectué des paiements significatifs. Dans ce lot, figurent la SMD, SAG, SBK, CBG, et tant d’autres. Le montant total de ces paiements s’élève à 2084. 290. 088 GNF soit 301.164 USD »
Des recommandations ont été émises pour améliorer les prochains rapports, dont entre autre, sensibiliser le gouvernement et les partenaires techniques à allouer les moyens nécessaires à l’ITIE Guinée. Ces ressources pourront être affectées en priorité à faire évoluer notamment le périmètre.
Il poursuit en indiquant que le rapport a été établi dans des conditions difficiles, mais il a été après tout bien fait. Il a permis à la Guinée d’éviter des sanctions au niveau du secrétariat international de l’ITIE.
Le conférencier explique qu’actuellement, la principale difficulté rencontrée au sein de l’ITIE Guinée, c’est le manque de moyens financiers, c’est ce qui explique, selon lui, que sa structure n’arrive pas à atteindre ses objectifs en terme de suivi de la gestion des ressources minières.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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