
Ce texte a l’effet d’une bombe, car tous les professionnels des mines savent que, même la signature du ministre en charge du domaine, ne peut autoriser un tel acte ! En principe le sujet est discuté de manière intelligente et contradictoire en Conseil des ministres, avant qu’un décret présidentiel ne vienne sanctionner une telle cession. Il y a donc faute administrative sur toute la ligne.
La suspension de facto de Guillaume Curtis, le Secrétaire général du ministère des Mines est donc consécutive à l’acte qu’il posé dans des conditions qui restent à déterminer. En attendant, ce qui se dit dans les couloirs dudit ministère et se murmure dans les coulisses de Sékhoutouréya, la présidence de la république de Guinée, c’est que l’intéressé aurait agi, sans vraiment en informer son ministre de tutelle, parce que peut-être, fort de sa proximité avec le chef de l’Etat. Il avait certainement oublié que le nouveau Code minier est sans appel sur cette question. Rien n’est faisable sans un décret présidentiel.
A son avis, une simple lettre de sa part adressée à la société Dawn Mining, aurait suffi, et c’est qu’il aurait fait, pensant bien faire, pour mettre fin éventuellement au conflit entre les Canadiens de Semafo et les populations locales depuis 2011, où elles avaient même chassé la plupart des travailleurs de cette société. Semafo qui cherchait une porte sortie, trouvait en cette lettre signée de Monsieur le Secrétaire général, une aubaine dorée. Avec Dawn Mining, les affaires sont vite conclues : « la compagnie SEMAFO recevra une redevance à taux variable de 1 % à 1,5 % des revenus nets d'affinage (« NSR »; Net Smelter Return) sur l'or produit à l'usine de Kiniéro. La redevance NSR est plafonnée à 6 millions de dollars. » !!
Ce que M. Curtis voulait peut-être discrètement traiter éclate au grand jour. Là, mal lui en a pris, car les principes dans ce domaine sont clairs ; il venait d’outrepasser ses prérogatives et bien plus, celles de son ministre. En apprenant la nouvelle, le président Alpha Condé serait entré dans une de ses colères légendaires ! Il a aussitôt instruit qu’il soit suspendu avant toute explication. Des instructions verbales matérialisées illico par la disparition du Secrétaire général de son bureau, et depuis son absence est notoire.
Cependant, il faut dire que depuis l'affaire des 13 milliards detournes au nez et a la barbe du minisre Yansane, avec cette question de signature jamais vraiment elucidee, beaucoup se demandent comment cette fois encore, le ministre n'etait pas au courant. Il semble que des enquêtes sont ordonnées pour en savoir beaucoup plus sur cete affaire au parfum de scandale national.
GCI suit pour vous.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















