
Une éventualité qui impliquerait qu’en plus de la Guinée, toutes les sociétés minières évoluant en Guinée et ayant des actifs dans la SOGUIPAMI, dont Rio Tinto et BHP Bilinton, auraient à perdre.
Tout serait parti de la conclusion de cet accord. D’abord, il y a que le peuple guinéen n’est pas encore officiellement informé du deal et que sa trace n’existe nulle part dans le budget national. On ne sait pas non plus ce à quoi le prêt était destiné. Par ailleurs, il serait stipulé dans ledit accord qu’en cas de non remboursement, Palladino Capital peut convertir la créance en une participation à hauteur de 30 % dans les opérations de la société guinéenne du patrimoine minier (SOGUIPAMI).
Par ailleurs, on estime que si jamais l’Etat guinéen n’arrivait pas à rembourser, l’accord permettrait alors à la société sud-africaine, de réaliser de substantiels profits sur les 25 millions de dollars.
Si ce n’est pas clairement dit, le journal insinue que l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a joué un rôle dans cet accord secret. On sait que depuis l’élection du président Alpha Condé, ce dernier a effectué plusieurs déplacements en Guinée, au nom de son ONG "Africa Governance Initiative". A ce titre, il compte certainement parmi les conseillers d'Alpha Condé. C'est certainement à ce titre que sa photo a été choisie par l'hebdomadaire anglais "The Sunday Times" pour illustrer cet article intitulé "Secret deal-threatens big miners", littéralement traduit: "un accord secret qui menace les grands miniers.".
La publication sonne comme une alerte à tous les grands et gros investisseurs. Un article qui fait peser une épée de Damoclès sur la tête de tous les géants miniers évoluant en Guinée. Cet article mérite bien une réaction de la part de la présidence guinéenne, pour éclairer les citoyens sur la véracité ou non des faits rapportés et dénoncés par le Sunday Times.
Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info




















