MIGRANTS : ‘’Sophia’’ pour traquer les filières clandestines

L’Union européenne a lancé ce mercredi, une nouvelle opération de surveillance maritime au large des côtes libyennes. Six navires de guerre vont désormais partir à l’assaut des passeurs et autres filières clandestines, pour effectivement, dès que possible, arraisonner, contrôler et éliminer la logistique utilisée par les trafiquants de migrants en Méditerranée. L’UE passe donc à l’offensive en s’armant de tous les moyens humains et juridiques pour mieux garantir son succès et justifier son engagement.

Le nom quelque peu rébarbatif de l’opération « Eunavfor-Med-Sophia », est lui-même de nature à dissuader les aventuriers qui devront affronter quelque 22 pays décidés, à travers cette opération, à les neutraliser. Allemands, Français, Anglais, Espagnols avec quelque 1300 soldats sont au front pour endiguer toute infiltration clandestine des réseaux de passeurs.

Tous ces passeurs qui vendent du rêve à des personnes en difficulté, qu’ils embarquent par centaines sur des bateaux de fortune, non sans leur avoir soutiré des sommes représentant les économies de toute une vie ! Jusqu’ à 2000 euros sont quelques fois exigés de pauvres gens, exposés après à la force des eaux. Ces passeurs connaissent les risques qu’ils prennent, mais ils le font convaincus que des secours arriveront tôt ou tard, pour récupérer leurs chaloupes déjantées par la mer en furie.

En prenant les devants, l’UE veut tout humaniser ses interventions en donnant le patronyme de Sophia (nom d'une fillette sauvée des eaux) à cette opération qui a pour but de réduire, voire d’éliminer tous les flux migratoires clandestins à ses frontières maritime, organisés par les bandes criminelles évoluant sur les côtes libyennes. Les migrants africains en premier, devraient rapidement réaliser ou non l’efficacité de cette opération.

Face à l’arrivée massive des Syriens, Irakiens par les îles grecques, les Balkans, la Hongrie ou la Croatie, les Européens, avec Sophia, veulent se protéger d’un autre déferlement humain dont elle redoute déjà les conséquences, au vu de la réinsertion ou intégration de ceux qui ont réussi à rejoindre le Vieux continent.

Cette opération si elle n’est pas accompagnée d’une aide au développement des pays de provenance des migrants, pourrait sur le long terme, n’être qu’un coup d’épée…dans la mer !  

Maria de BABIA pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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