
L’élimination de la Guinée continue à faire des vagues. Après tous les débats, les supputations et autre colère qu’elle a provoqués dans les quartiers de Conakry et de l’intérieur du pays, elle menace désormais le siège de Michel Dussuyer. Celui-là qui, il y a quelques jours, à la faveur d’une conférence de presse, se présentait comme quasiment le seul responsable de la mésaventure des ses poulains. La fédération guinéenne de football semble bien le prendre au mot, en demandant son départ. C’est en tout cas le contenu substantiel d’une correspondance, que les responsables du football guinéen ont adressée au tout nouveau ministre des sports, Sanoussy Bantama Sow.
Pour justifier une telle requête, les auteurs de la lettre invoquent tout naturellement le fait que le Syli ne se soit pas qualifié pour la CAN 2013. Mais au-delà de l’élimination, c’est le fait que ce soit le Niger, à priori moins fort que la Guinée, qui en soit l’auteur qui semble avoir davantage révolté les amateurs guinéens du cuir rond. Or, il se trouve que la participation à cette CAN était un des deux objectifs qui étaient assignés à Michel Dussuyer, dont le contrat court formellement jusqu’en juin 2014.
Le malheur de celui que beaucoup commençaient déjà à voir comme ''le réformateur du football en Guinée'', c’est que non seulement ce premier objectif vient de tomber à l’eau, mais également, le second, à savoir la participation au Mondial 2014, est désormais hypothétique. Du fait de la défaite initiale du Syli contre les Pharaons d’Egypte, le 10 juin dernier, à Conakry. En termes de résultats, la requête semble alors plus que justifier.
Mais il reste alors à négocier les conditions de départ. La première de ces dernières que la Fédération met en avant, c’est bien le paiement des huit mois d’arriérés de salaire que la Guinée doit à Michel Dussuyer. Pour ce qui est du salaire qu’il devait percevoir jusqu’à la fin du contrat, les dirigeants de la FEGUIFOOT proposent qu’il soit commué en une indemnisation dont le montant pourrait être fixé au cours d’un processus de négociation avec le très bientôt ex-entraineur du Syli. C’est dire que du côté de la Guinée, bien qu’on veuille se séparer d’avec Michel Dussuyer, on est disposé à y aller en douceur.
Si cette requête était satisfaite, comme on l’a dit précédemment, en termes de résultats, la Guinée n’aurait pas forcément à le regretter. Par contre, le technicien français est reconnu pour sa capacité à dénicher de nouveaux talents qu’il a réussi à amener au sein de l’équipe nationale. Etait-ce suffisant pour qu’on lui accorde une autre chance ? La fédé répond NON !
Brahim Bangoura pour GuineeConakry.info




















