MENACE: Quand l'intersyndicale des Enseignants soutient l'idée de grève générale

LA PAUVRETE ENGENDRE TOUS LES MAUX! OH! PAUVRETE QUAND TU NOUS TIENS!   Chaque jour que Dieu crée, notre existence est rendue plus difficile, en dépi des immenses ressources naturelles que recèle pays. L'état de pauvreté extrême, de dénuement total a gagné toutes les couches sociales de la Guinée. Jusqu'ici on a tendance à croire que la pauvreté se localise surtout dans les zones rurales. Des études faites par des institutions spécialisées, montrent que notre capitale, Conakry figure parmi les villes où la pauvreté urbaine sévit le plus en Afrique...

Selon la définition du système des Nations Unies, une personne est dite pauvre lorqu'elle vit avec moins de 2 dollars par jour, et pauvre à l'extrême, quand elle vit avec moins d'un dollar par jour.

 

Si l'on se réfère à cette définition, on verra que le

salarié guinéen en général, et l'enseignant en

particulier, ne peut être classé que dans la catégorie de pauvre à l'extrême, car ne pouvant pas satisfaire à ses besoins élémentaires à partir de son salaire.

 

En effet, aucun fonctionnaire honnête n'arrive à nourrir, à soigner et à loger convenablement une modeste famille, même de 5 personnes. Que dire alors des contractuels qui sont payés à 140 000 FG/mois, ou des jeunes diplômés sans emploi qui sont les plus nombreux et autres retraités qui broient du noir avec leurs maigres pensions irrégulièrement payées?

 

La dernière hausse du prix du carburant à la pompe est venue aggraver cette situation déjà catastrophique. Les douloureuses conséquences de cette augmentation sont incalculables sur la vie des populations en général et des salariés en particulier.

 

En effet, cette hausse démesurée du prix du carburant à la pompe, affecte dangereusement le pouvoir d'achat déjà si dérisoire des travailleurs, les prix de toutes les denrées de première nécessité et de tous les autres services ayant subi des hausses sans contrôle.

Autant dire que la faible augmentation de salaire constatée sur le bulletin d'avril est déjà annulée car, ce que le ''gouvernement nous donne d'une main, il nous le retire de plusieurs autres mains''

 

Comment alors un tarvailleur honnête comme

l'enseignant, peut-il faire aux besoins quotidiens de sa famille que sont entre autres: la nourriture, le loyer, le transport, la santé, l’habillement, l'éducation, l'eau, l'électricité, le pétrole lampant, la communication...?

 

Encore rares, voire inexistantes pour la mojorité de la population tant urbaine que rurale, parce que l'Etat n'en fait pas sa préoccupation.

Pourtant, nous ne méritons pas une telle situation au regard des immenses potentialités tant minières, énergétiques, agricoles qu'humaines, dont dispose notre beau et riche pays.

 

En d'autres termes, ''des Guinéens pauvres dans une Guinée riche'', tel est le paradoxe.

Ce paradoxe est dû tout simplement au brasage du patrimoine public, à la mauvaise gestion des ressources, à la corruption généralisée, au

clentélisme, à l'impunité, au tran de vie ostentation de l'Etat, à la fraude fiscale, à la fuite des capitaux et des cerveaux, au manque total de patriotisme de nos dirigeants.

 

Toute cette situation est déjà largement dénoncée par l'Inter Centrale CNTG-USTG à laquelle sont affiliés la FSPE et SLECG. C'est pourquoi, l'Intersyndicale de l'Education, fait sienne la déclaration de l'Inter-Centrale en date du 22 mai 2005, et demande au Gouvernement l'application intégrale du protocole d'accord tripartite signé le 3 mars 2006 et plus particulièrement, la promulgation du statut particulier de l'Education Nationale avant le 5 juin 2006.

 

La non satisfaction de ces revendications des

enseignants amènera Intersyndicale FSPE-SLECG à prendre toutes ses responsabilités avant la fin de l’année scolaire et universitaire 2006.

 

Louis M’Bemba

Bamba Camara

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