
En ne réussissant point à débloquer la subvention que l'Etat accorde annuellement, en guise de contribution, à la survie de la jeune presse nationale, dont il est ‘'pur produit''; une attitude qui, de l'avis des éditeurs guinéens, n'a non seulement pas permis à la presse privée de couvrir les dernières élections, et pis, a contribué à assommer la plupart des journaux de la place.Ces derniers n'ont pu survivre en raison de l'inflation galopante du franc guinéen, du manque d'attention de la part des autorités publiques, de ''la mauvaise foi de Tibou Kamara'' qui a promis monts et merveilles à ses anciens confrères. Toutes choses qui amènent les journalistes guinéens à regretter le pouvoir de Moussa Dadis Camara.
La déclaration de l'AGEPI est plutôt sulfureuse : «les patrons de la presse écrite guinéenne ont estimé utile de dénoncer avec vigueur certains préjugés défavorables, entretenus par des tiers visant à ternir son image de marque. Traitant celle-ci, au passage de tous les noms d'oiseau en tentant de la ramener à sa plus petite expression ».
Le capitaine Moussa Dadis Camara serait alors le bienvenu pour le bonheur de la presse guinéenne, « C'est le lieu ici de remercier le Capitaine Moussa Dadis Camara qui, soucieux de l'avenir de la presse nationale a dû, en son temps, débloquer la somme de trois (3) milliards de francs guinéens pour lui venir en aide, tout en promettant la hausse substantielle dans les mêmes termes de la subvention annuelle. Fort malheureusement, ce geste louable du Président du CNDD n'a pas été poursuivi ».
Et ce n'est pas que les patrons de presse n'aient pas démarché pour la fameuse subvention annuelle. Mais, ils n'auront été compris que par des bonnes volontés qui vivent à des milliers de kilomètres de leur cadre de vie : « Après avoir frappé à toutes les portes des décideurs politiques et administratifs en vue de l'obtention d'une résolution rapide de nos divers problèmes dont notamment la prise en charge de la couverture médiatique des élections présidentielles de 2010, nos efforts sont restés vains. A l'exception de l'ONG internationale basée à Dakar, OSIWA, qui a eu la présence d'esprit de nous apporter une aide financière pour couvrir le premier tour de ce scrutin. L'occasion est d'ailleurs opportune pour nous de remercier vivement cette institution ».
Et pour disculper le Président de la transition : « Aussi, en dépit de la promesse faite par le Général Sékouba Konaté qui avait pourtant donné des instructions fermes au Ministre d'Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République de tout mettre en œuvre afin de parvenir à la satisfaction de certaines doléances que nous lui avons présentées, rien n'en a été».
Le Ministre secrétaire général est resté n'a pas joué le jeu de la presse, « A notre fort étonnement, Tibou Kamara, pour des raisons que nous ignorons encore, n'a assuré aucun suivi correct à notre dossier, pourtant dûment constitué. Dans lequel étaient inscrits la prise en charge de la couverture médiatique des élections présidentielles et le paiement de la subvention annuelle s'élevant à trois (3) milliards de francs guinéens ».
Et par conséquent, « si la presse écrite, à travers l'AGEPI, s'est sentie frustrée et victime de discrimination par des tiers, elle a du mal à comprendre l'attitude de certains de ses anciens membres évoluant aujourd'hui au sommet de l'Etat qui, au lieu de lui apporter leur soutien, semblent avoir contribué à la marginaliser et lui fermer les portes »
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info
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