
En effet, au quartier Lambanyi centre, domicile de Caleb Kolié, des témoins affirment que des meubles, des habits, des documents importants, d'importantes sommes d'argents, etc. sont complètement calcinés. Emportés par un incendie qui s’est déclenché, sans qu’on sache comment, en plein jour, ce jeudi 20 janvier 2011. Situation quasi-identique chez Siré Dieng, le lendemain. A la différence que, cette fois-ci, le quartier est Kipé, dans la même commune de Ratoma. Là aussi, les flammes ont presque tout emporté. Provenant d’une des chambres de la maison, elles ont consumé l’ensemble des mobiliers, matelas, Habits et autres objets de la maison. Là également, l’origine du sinistre demeure encore inconnue. Seule satisfaction, des pertes en vie humaine n’ont pas été enregistrées
Mais on est à se demander comment expliquer la troublante coïncidence de cet incendie chez les deux journalistes presque simultanément. Qui plus est, en pleine journée. Ce qui amoindrit les soupçons sur la responsabilité d’EDG. Etant donné que le courant en plein jour, ce n’est le plus fréquent à Conakry. Or, on ne dispose pas d’autres pistes qui soient susceptibles d’expliquer la simultanéité de ces deux sinistres.
En effet, pour peu qu’on sache, les deux confrères sont de tendances politiques plutôt contraires. On sait Caleb très proche de l’ex-chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. Ce qui pourrait, vu les récentes évolutions, le rapprocher du président Alpha Condé. Pendant que pour ce qui de Siré Dieng, de petits malins avaient réussi à établir, pendant la campagne électorale du premier tour, ses préférences en faveur du candidat malheureux, Cellou Dalein Diallo. Sans oublier que le mal peut être d’origine criminelle ou accidentelle. Il restera alors la question concernant le fait toutes les victimes sont des journalistes et le fait que il a eu lieu à un jour d’intervalle.
Ce qui revient à dire que ces incendies demeurent dans le flou total. C’est donc aux services en charge de l’enquête qui sera diligentée, d’éclairer l’opinion.
En attendant, la seule certitude, c’est que les victimes sont dans le besoin et nécessitent le soutien moral et matériel de chacun et de tous.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















