
L’émotion provoquée par la libération d’Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier n’a d’égale que la surprise avec laquelle cette annonce a été faite.
La bonne nouvelle est intervenue en plein débat à l’Assemblée nationale française. Le président de cette institution a du suspendre la séance pour annoncer aux députés l’heureux événement. Dépassés par le bonheur qu’ils ont ressenti en ce moment précis, les parlementaires français n’ont pu s’empêcher de saluer la nouvelle avec une « standing ovation ».
La joie, c’est également le sentiment qui se lit chez tous les responsables politiques français. Dans un communiqué de l’Elysée, le président de la République française, Nicolas Sarkozy dit se réjouir de cette heureuse issue. Dans les familles respectives des deux journalistes, c’est également la joie. Les uns et les autres se préparent à aller accueillir les deux ex-otages à leur arrivée sur le sol français, ce jeudi.
Comme c’est souvent le cas dans les cas de prise d’otages, l’éternelle question de la rançon revient. Mais comme c’est quasiment toujours le cas, les autorités françaises disent n’avoir versé aucune rançon. Elles mettent plutôt en avant des divergences entre les ravisseurs qui auraient abouti à cet heureux dénouement.
Quoi qu’il en soit, le plus important aujourd’hui pour les proches d’Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier ainsi que pour l’ensemble des professionnels des médias, c’est bien le fait que ce maudit décompte qui a commencé avec leur capture, se soit enfin arrêté. Il était temps, serait-on tenté de dire.
Quant aux deux confrères, on peut dire qu’ils ont désormais entre leurs mains, des pièces de conviction qui n’ont rien à voir avec l’intitulé du magazine au nom duquel ils avaient choisi de se rendre en Afghanistan.
Ils ne leur reste plus qu’à rendre compte. Tout le monde les attend là aussi.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















