
Selon le président du RPJ, la mise en place de son Réseau se justifiait notamment par la nécessité de renforcer les liens entre les journalistes des différents pays africains. Une synergie d’autant plus justifiée, selon lui, que la presse africaine a, entre autres missions, d’accompagner la vague de démocratisation que l’ensemble du continent vit actuellement. Or, pour espérer peser de tout son poids, la presse africaine a besoin d’être forte. Et qui dit force dit union.
Le RPJ a également dans son agenda une démarche auprès de l’Union Africaine et des différents pays, en vue de lui doter le statut d’observateur au niveau de l’instance panafricaine et dans le cadre des élections qui se tiennent sur le continent. Par ailleurs, au cours de la dite conférence de presse, il a été mentionné que le RPJ a également comme ambition de convaincre les leaders africains à davantage faire confiance aux journalistes locaux. Eux qui ont souvent recours aux médias étrangers.
Le paradoxe c’est que ces médias, généralement occidentaux, ne véhiculent qu’une image négative du continent. Or, du positif, il y en a également. Mais ce sont les journalistes des pays concernés qui peuvent, dans une approche patriotique, faire ressortir toutes les richesses et tous les atouts dont dispose l’Afrique. Pour Jean-Pascal Ndong, le vice-président sous-régional de l’Afrique centrale, un climat et des rapports de confiance entre la presse africaine et les dirigeants du continent constituent « la seule possibilité d’élaguer tous ces clichés que la presse occidentale déverse souvent sur le continent, à savoir celui d’une Afrique des guerres, des misères, des grandes catastrophes, d’épidémie…, d’une Afrique où tout va mal ».
En dépit de toutes ces ambitions, le Réseau est organisation relativement jeune. En effet, sa création remonte à seulement à 9 mois. Plus exactement, c’est le 24 février à Brazzaville, capitale de la République du Congo que s’était tenue l’assemblée constitutive avec des représentants de 10 pays africains. Depuis, 5 autres pays ont été manifestement convaincus. L’organisation ne s’embarrasse aucunement de barrières linguistiques. Ce qui fait qu’elle peut accueillir en son sein des journalistes francophones, les anglophones, lusophones et arabophones.
Au niveau de l’organisation interne, le Réseau panafricain des journalistes est aujourd’hui présidé par un congolais de Brazzaville. Il est secondé par un secrétariat général ayant à sa tête un confrère sénégalais et par un trésorier général dirigé par un Congolais de Kinshasa. Le Réseau a pris en compte le phénomène de la décentralisation. Ce qui fait qu’il est représenté au niveau de chaque sous-région africaine. Une antenne sous-régionale est dirigée par un vice-président sous-régional.
C’est du reste, ce qui est prévu par les statuts de l’organisation. Car dans les faits, les bureaux sous-régionaux de l’Afrique du nord, du centre, de l’ouest, de l’est et du sud sont dans leur phase d’installation effective. L’instance représentant le RPJ dans chaque pays prend le nom de section. Celle de la Guinée est dirigée par Jean Pierre Ouendouno de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Au-delà de cette représentation nationale, la Guinée n’est pas forcement mal lotie par le RPJ. Car la vice-présidence sous-régionale ouest-africaine échoue à notre pays en la personne de Naman Keïta.
De l’aveu même des conférenciers, au cours de leur séjour de 72 heures, ils ont rencontré le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Dirus Dialé Doré, la présidente du conseil national de la communication (CNC), Madame Martine Condé, le directeur du bureau de presse de la présidence de la République, Moussa Cissé. Selon Adrien Wayi-Lewi, avec chacune de ces personnalités, l’atmosphère a été cordiale et chaleureuse.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















