MEDIAS: En difficulté, l’URTELGUI implore la clémence des autorités

Cette semaine, le ministère de la communication et des nouvelles technologies de l’information, à travers l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), a adressé une lettre aux radios privés aussi bien nationales qu’étrangères. L’objectif visé à travers cette dernière était de réclamer le versement des redevances dues par les dites stations... 23:11 18-6-2011

A propos l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) s’est réunie jeudi 16 juin pour décider de la suite à donner à l’affaire. D’entrée de jeu, les responsables de l’URTELGUI reconnaissent la légitimité de la démarche de l’ARTP, bien que s’inquiétant tout de même à propos « de menaces à peines voilées » qui transparaissent à l’intérieur du courrier à eux adressé par les responsables de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT). Ceci étant, l’instance qui fédère la majorité des radios et télévisions indépendantes du pays, invoquant une mauvaise situation économique au cours des exercices 2010 et 2011 qui auraient eu des répercussions sur la vie des organes des relèvent d’elle, semble plaider en faveur d’une certaine flexibilité de la part des autorités.

D’ailleurs, dit-elle, les problèmes auxquels se trouvent confrontées ses stations membres ont été portées à la connaissance du gouvernement qui avait promis de s’y pencher en vue d’une solution qui vienne à tous. Ce qui n’est pas encore le cas. En attendant donc que cette solution, l’URTELGUI demande à l’ARPT de rentrer ses griffes. Mais l’URTELGUI ne se limite à cette unique doléance. Elle sollicite également de la part du gouvernement l’annulation des arriérés de 2011, en raison du manque criard de recettes mais aussi du fait que jusqu’à maintenant la subvention destinée aux médias n’est pas encore versée. Elle demande même que les contrats portant sur la redevance soient renégociés à la baisse en vue de permettre aux radios et télévisions de s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis de l’Etat.

Il faut rappeler que sur la base de la correspondance qui leur a été adressée par l’ARPT, des stations privées locales étrangères devraient payer entre 46 millions de GNF jusqu'à plus de 600 millions de GNF. Ce qui est loin d’être une mince affaire pour des radios et des télévisions confrontées à des dépenses économiques sans cesse croissantes, à une austérité économique qui ne laisse personne indifférent, à une absence criarde de publicité et surtout au non versement de la subvention par l’Etat.

Quand on est en face d’aussi gros obstacles, on ne peut avoir une réaction différente de celle actuelle de l’URTELGUI. Les autorités devront juste mettre côte à côte toutes ces différentes difficultés et l’inestimable apport  des médias audiovisuels en particulier dans le processus de démocratisation du pays, la consolidation de l’unité nationale et la culture de la paix et de l’esprit de développement. Le bon sens voudrait alors les arguments de l’URTEGUI soient jugés recevables, afin de permettre aux médias de scontinuer à s'exprimer de façon plurielle.

Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info

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