
La première porte sur l’archivage des documents du département. Pour Dirus Dialé Doré, avant même de penser et de parler du passage de l’analogique au numérique, il faut tout d’abord veiller à la conservation des archives. Qui selon lui, font partie intégrante du patrimoine culturel de la Guinée. Il se demande notamment avec quoi passerait-on de l’analogique au numérique, si on laisse à l’abandon toutes les archives de la télévision nationale, de la radio nationale, des radios rurales et de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Pour lui, c’est un élément incontournable si on ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs.
La seconde priorité du ministre porte sur ce qu’il a appelé « la dépolitisation du syndicat des travailleurs de l’information ». Il voudrait alors que le syndicat revient à sa tâche régalienne de défense des intérêts des travailleurs. Pour lui, le premier et l’ultime devoir d’une organisation Syndicale est de veiller à ce que ses membres ne vivent pas d’assistanat en réclamant de meilleures conditions de vie et de travail. Il pense notamment que le syndicat doit orienter son combat dans le sens de conférer aux travailleurs de l’information, des conditions qui préservent leur dignité. En se battant en particulier pour une augmentation des salaires.
De façon à ce que mêmes les balayeurs puissent s’acheter le sac de riz nécessaire à leur subsistance et à celle de leurs familles. Sur cette deuxième priorité, des doutes peuvent subsister. On se demande en particulier où est la sincérité et la franchise de cette profession de foi, que proclame Monsieur le ministre ? Depuis quand le patron se montre-t-il soucieux du bon fonctionnement du syndicat de ses travailleurs ? Ça manque de cohérence. C’est aux membres du syndicat de l’information de dicter à leurs responsables la marche à suivre.
Or, à entendre Dirus Dialé Doré, on a comme l’impression qu'il connaît mieux que les travailleurs eux-mêmes et leurs préoccupations. Le travail d’un ministre de l’information se cantonne à faire fonctionner et rentabiliser ses services. C’est au syndicat de s’assurer que ce fonctionnement et cette rentabilisation cadrent avec les conditions de vie et de travail qui satisfont les exigences des travailleurs.
La dernière priorité que le ministre de l’information a mise en avant est l’institution systématique de l’inspection générale au sein du département. Avec ce service, il entend veiller à la bonne gestion des ressources des services relevant de sa juridiction. En d’autres termes, les dépenses et les recettes vont être régulièrement soumises au contrôle du service de l’inspection générale. Pour, le cas échéant, prévenir toute véleillité de fraudes et de malversations. Ce qui veut dire qu’avant même que la nouvelle administration entreprenne une démarche d’audit global, le ministère de l’information se met à l’heure de la gestion rigoureuse et du contrôle systématique.
Maimouna Fofana pour GuineeConakry.info




















